« L’exposition Globes est superbe. C’est évidemment le chant du cygne de la sphère et du globe, mais il est grandiose ». ► Bruno Latour, décembre 2017

 

« Publié sous la direction de Yann Rocher, le catalogue de l’exposition Globes est une merveille, un stimulateur d’imaginaire. Il montre en grand format quatre-vingt-dix projets architecturaux intimement liés à la représentation de la Terre et du cosmos ». ► Guillaume Cannat, décembre 2017

« Le catalogue Globes est sublime. Son thème permet d’explorer toutes les disciplines, les styles, les époques ». ► Christian de Portzamparc, novembre 2017

« Ces théâtres utopiques nous intéressent parce qu’ils mettent en évidence, au sein de contextes historiques aussi divers que les formes qu’ils arborent, les liens privilégiés qui unissent le théâtre et la Cité, l’espace de la représentation à la vie civique, et cette relation ténue mais essentielle entre imagination et action ». ► Patrick Bouchain, octobre 2014

« L’approche que vous avez choisie, axée sur la thématique de la sphère, est extrêmement novatrice ». ► Jack Lang, novembre 2017

« Look at your theme of the globe. Like Le Corbusier I search for naturalistic languages of the cosmos and find, to a certain extent, there is a circular one. Globes? Well, as you can see in my resin sculptures, marbles are round and shiny, like spheres, and spheres are the result of rotation and the law of universal attraction, gravity. Gravity is the weakest force, which is fascinating ». ► Charles Jencks, février 2017

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« On pouvait craindre qu’un sujet consacré à la sphère dans l’histoire de l’architecture n’accouche d’une démonstration savante, voire fastidieuse. Il n’en est rien. Sans ignorer la dimension spirituelle souvent à l’œuvre pour de telles entreprises d’édification, l’exposition « Globes. Architecture et sciences explorent le monde », à Paris, rend accessible, et parfois même de manière distrayante, la compréhension de cette orientation majeure dans l’art conjugué de penser et de bâtir. Le commissaire de l’exposition, l’architecte et historien Yann Rocher, le rappelle : « La sphère est une matrice que l’on retrouve tout au long des siècles. » Il n’a souhaité aborder que les réalisations utilisant cette forme comme représentation de la Terre ou du Ciel ; un thème à la croisée de l’architecture et de l’astronomie, de la géographie, de la philosophie, de la science-fiction ou du divertissement. Et de l’utopie, même. […] Dans l’essor des Lumières et de la connaissance, la sphère, véritable temple de la Terre, illustre une lecture universaliste d’un monde soumis aux lois de la gravité. […] Il hante aussi les esprits, l’imagination complice de convictions mal étayées se glissant sous les traits de la raison. Ainsi de Pierre de la Ruette de Beaumesnil, un comédien archéologue qui a trafiqué l’Histoire pour inventer près de Limoges un temple druidique enterré à la rotondité affirmée. Porteurs d’une mission scientifique mais aussi d’éducation populaire, les géoramas, mappemondes dessinées sur la face intérieure d’une vaste sphère au centre de laquelle s’installe le public, témoignent, au XIXe siècle, de la présence urbaine des savoirs géographiques. […] La complexité des projets, a compliqué la concrétisation de ces élans métaphysiques. Au lendemain de la révolution industrielle, la sphère devient divertissante. Exaltée par les Expositions universelles de Paris et de Londres, démesurée, elle devient tour de passe-passe, échappée magique. Pour la découverte ou le plaisir, elle est pourvue de systèmes de plus en plus sophistiqués permettant la mise en mouvement d’importants volumes. On y vient s’exclamer, rêver, s’évader. [...] L’aventure continue au XXe siècle avec les premiers planétariums et leurs ciels étoilés plus vrais que nature […]. Yann Rocher n’a pas voulu, dit-il « mettre les gens dans un état d’admiration mais de compréhension, les soumettre à un principe de narration, chacun pouvant effectuer son propre parcours ». Découpée par époques, et présentée à la manière d’un cabinet de curiosités, l’exposition offre une intimité propice à une lecture détaillée des 90 projets choisis : courtes synthèses, plans, images, et maquettes 3D, la plupart restant en l’état d’architectures de papier ». ► Jean-Jacques Larrochelle, Le Monde, décembre 2017

« Au centre d'information de la région wallonne, l'onirique déambulation au milieu de 32 têtes luisantes de Wagner, évocation sonore de rêves ». ► Marie Lechner, Libération, juillet 2005

« Un architecte acousticien imagine des théâtres miniatures utopiques, où la configuration modifie l'écoute (Neuf théâtres-fictions, de Yann Rocher) : il touche à la sculpture sonore ». ► Annick Rivoire, Libération, juin 2004

 

« À l'intérieur de l'auditorium Rainier-III, Monnet s'affaire à la photocopieuse, tandis que certains déambulent au milieu des trente-deux mini-têtes de Wagner posées sur des tiges d'acier et s'illuminant au son de récits de rêves du compositeur consignés dans le Journal de Cosima ». ► Eric Dahan, Libération, avril 2004

« En plus de Frank Gehry omniprésent à Paris, l’automne partout en France fait dans l’architecture visionnaire. Après le succès de son exposition autour de Lucien et Simone Kroll l’an dernier, le Lieu unique s’intéresse cette saison aux théâtres utopiques, lieux de vie et de spectacle idéaux, voués à ne jamais voir le jour. Avec force maquettes et images, c’est tout un pan du rêve architectural, futuriste, pragmatique, spectaculaire, qui se construit, de l’Antiquité à nos jours ». ► Le Figaro Madame, octobre 2014

« À voir, l’exposition au Lieu unique de Nantes : Théâtres en utopie – un parcours d’architectures visionnaires. Un grand et beau récit scénographié qui présente près de 80 projets, allant de l’Antiquité à la Révolution, du XIXe siècle aux avant-gardes expressionnistes, des constructivistes au Bauhaus, jusqu’aux projets récents de Jean Nouvel ou Philippe Starck. À noter aussi, la parution du magnifique catalogue, édité par Actes Sud et réalisé par Yann Rocher ». ► Fabienne Arvers, Les Inrockuptibles, octobre 2014

 

« Soixante-dix maquettes de théâtre d’un coup, qui dit mieux ? Elles ressemblent l’une à une soucoupe volante, l’autre à l’Empire State Building, d’autres encore à une conque, une sphère, un amphithéâtre grec, une halle industrielle ou un temple néoclassique... Leurs scènes sont à l’italienne, ou circulaires, parfois mobiles, y compris les gradins des spectateurs. Des théâtres ont été rêvés par de grands architectes, souvent dans les moments les plus turbulents de l’histoire, mais aucun n’a jamais été construit, pour des raisons diverses. Les voici réunis dans une fabuleuse exposition conçue par et pour la Saline Royale d’Arc-et-Senans, bâtie à la demande de Louis XV pour un architecte précurseur, Claude Nicolas Ledoux. [...] Ces « Théâtres en utopie » sont donc bien à leur place à la Saline [...] Ainsi placé sous le signe de Ledoux, chaque projet de théâtre recèle en creux son époque, ses révolutions, ses désillusions, ses rêves, ses progrès techniques, ses idées nouvelles. Quand on pénètre dans le vaste entrepôt de Ledoux qui abrite l’exposition, on est saisi par la beauté silencieuse de toutes ces maquettes qui scintillent dans l’obscurité. Chacune a son histoire (à découvrir via des écouteurs), chacune est accompagnée de dessins originaux magnifiques en provenance d’une vingtaine de pays. Que tous ces théâtres sortent ensemble de leur sommeil est une première, due aux recherches que mène depuis cinq ans Yann Rocher, enseignant à l’École d’Architecture de Paris-Malaquais, dont les étudiants ont réalisé les maquettes de ces théâtres qui n’ont jamais existé. Yann Rocher a découvert plus de cinq cent projets, il en a retenu une petite centaine. [...] On peut y passer la journée, avec pause promenade côté jardins et leurs petits théâtres de verdure. Mais on avouera une tendresse particulière pour les théâtres rêvés conjointement par des architectes et des hommes de théâtre ». ► Odile Quirot, Le nouvel observateur, août 2013

« Hautes sphères. Les architectes ont toujours cherché à faire le lien entre les mondes terrestre et céleste. Du Panthéon de Rome au dôme de l’américain Buckminster Fuller, la Cité de l’architecture de Paris retrace l’épopée de la forme sphérique. Yann Rocher, commissaire de l’exposition, commente cinq projets emblématiques : « construit en 125 après J.-C., le Panthéon défie les contraintes de la pesanteur. Avec sa voûte convexe, il reproduit le ciel. Sa rotonde exauce le rêve d’une coupole posée sur le moins de matière possible. Cet édifice à la descendance fournie apporte une réponse à la question maintes fois posée à l’architecte : comme élever par les moyens terrestres ? » […] « Lorsqu’on lui commande la réalisation du siège de la société d’édition Christian Science à Boston en 1930, l’architecte Chester Churchill propose de faire transiter les visiteurs à l’intérieur d’un globe terrestre en verre translucide et coloré. Le corps est littéralement englobé par un vitrail arrondi, dans un état d’immersion visuel et acoustique » ». ► Marie Godfrain, M Le Monde, novembre 2017

« Les bulles pullulent en librairie avec, par exemple, les 2 000 pages de la monumentale trilogie Sphères du philosophe allemand Peter Sloterdijk. Mais aussi sur les cimaises des musées. « Le globe symbolise à la fois le monde et sa négation, indique l’historien Yann Rocher, qui prépare une exposition intitulée « Entre ciel et terre. Le globe et l’architecte », à partir du 10 novembre à la Cité de l’architecture, à Paris. Les architectes se sont emparés de cette forme pour des projets spectaculaires, dans une volonté démiurgique de mettre en scène la planète et de se mesurer au cosmos : le Panthéon romain en est l’un des plus anciens exemples. Mais le cercle a également inspiré des utopies recluses, autonomes, à l’écart du monde. Ainsi, la saline royale de Chaux, dessinée par Claude-Nicolas Ledoux pour Louis XV, dans le Doubs, a servi de modèle à de nombreux phalanstères du XIXe siècle, par sa manière de confondre harmonieusement les espaces de travail, de loisir, d’habitation et même de deuil » ». ► Aureliano Tonet, Le Monde, août 2017

 

« Plus significatives de l'univers artistique accessible par le biais du numérique, les installations sonores de l'exposition multimédia de l'Ircam réconcilient avec l'ordinateur. Une souriante intimité est offerte en partage dans le système multicanal de Wagner en têtes de Yann Rocher et Emmanuel Rio ». ► Pierre Gervasoni, Le Monde, octobre 2003

« Au fil des siècles, la sphère n’a cessé d’inspirer l’architecture, grâce à son pouvoir onirique et sa vision humaniste. Une expo retrace cet engouement à travers projets et maquettes, réels et fantasmés. Le commissaire a conçu son expo comme une frise très dense, « à picorer ». […] Car pour être touffue, « Globes : architecture et sciences explorent le monde » n’en est pas moins très lisible, déroulant les manières dont, depuis l’Antiquité, l’architecture a voulu raconter le ciel et la Terre avec entre ses mains un outil : le globe. Le paradoxe de la sphère, qui saute très bien aux yeux ici, étant qu’elle peut aussi bien servir à dépeindre la voûte céleste que la planète, être indifféremment convexe et concave, et figurer une image de vide comme de plein. L’accumulation de quelque 90 projets, pour beaucoup non réalisés, dont le commissaire Yann Rocher avoue n’avoir pas eu connaissance de l’étendue en se lançant dans cette aventure, garantit la place du globe au panthéon des formes symboliques de l’histoire de l’architecture. Ce que ne nierait pas le philosophe allemand Peter Sloterdijk, abondamment cité dans le beau catalogue […]. Peu à peu, l’entertainment le disputera à la mise en scène des conquêtes du territoire, et en 1915, dans le Transportation Palace de San Francisco, sera dévoilé un globe figurant un continent états-unisiens démesurément grand et hors échelle, et qui abritait à l’intérieur les plus beaux paysages de la ligne de chemin de fer « Scenic Line of the World »… Le globe est une manière de rouler des mécaniques, de démontrer sa puissance, et l’on note à ce titre leur omniprésence dans les concours d’expos universelles, ces grands barnums de fiertés nationales. [...] Que reste-t-il du globe aujourd’hui ? La tradition est vivace, les dernières salles de l’expo le documentent dans des projets un peu foufous. Il était sans doute trop tard pour l’inclure au sein du parcours, car la nouvelle est tombée fin août, mais l’agence star Herzog & de Meuron a inclus un globe dans son projet gagnant pour l’institut de réflexion du médiatique milliardaire Nicolas Berggruen en Californie. Le think tank prétend en toute simplicité développer les idées qui vont influencer les « institutions politiques, économiques et sociales du XXIe siècle » : il fallait au moins une sphère ». ► Elisabeth Frank-Dumas, Libération, janvier 2018

« Une exposition sans pareille se tient au Lieu unique, à Nantes. À première vue, elle paraît modeste : vous entrez dans une vaste salle, et là vous voyez des tables, avec des dessins et des maquettes, éclairées de petites lampes. Mais quand vous vous approchez et que vous regardez de près, vous pénétrez dans un monde que vous quitterez à regret au terme de la visite : celui de l’utopie, appréhendée à travers le théâtre. Ou plutôt les théâtres, lyriques ou dramatiques. Car c’est d’eux qu’il s’agit, dans cette exposition née d’une question toute simple : « quel sujet donner à mes élèves ? », se demande Yann Rocher quand, en 2005, le cours d’histoire de l’architecture théâtrale lui est confié à Paris-Malaquais, l’école d’architecture dont il est issu, Yann Rocher, qui est aussi musicologue et acousticien, a envie de sortir des chemins balisés. Il décide de laisser de côté l’histoire traditionnelle de l’architecture des théâtres, qui passe essentiellement en revue les édifiés. Et de s’immerger dans l’autre histoire, celle des salles imaginées sur le papier mais jamais ou quasiment jamais construites. [...] Fouillant dans ses livres, Yann Rocher retient quarante projets de théâtres utopiques à travers l’histoire qu’il propose à ses élèves. Le sujet se révèle si passionnant qu’il se transforme en une recherche menée sur plusieurs années et s’enrichit de centaines d’autres projets. [...] Chacun est illustré par un ou plusieurs dessins, presque tous sont accompagnés de maquettes créées pour l’occasion, tous ont droit à un commentaire de quelques minutes qu’on entend avec des écouteurs. On va ainsi de table en table et l’on est stupéfait de ce qu’on découvre : des trésors d’imagination et de rêve qui traversent le temps, de l’Antiquité à nos jours, et constituent un catalogue analytique de folies assumées, de traits de génies et de névroses inavouées. Car on entre – et c’est tout l’intérêt de l’exposition – dans la tête des architectes en regardant ces projets, présentés de manière chronologique. Et c’est à nous, en quelque sorte, de donner aux théâtres la vie qu’ils n’ont pas eue, la plupart du temps pour des raisons financières ou politiques. […] Il en va de même pour le génial auditorium sphérique que l’architecte Fritz Bornemann a conçu à l’occasion de l’Exposition universelle d’Osaka, en 1970. Si plusieurs compositeurs y ont été joués, Karlheinz Stockhausen en fut le principal inspirateur […] Après la clôture de l’exposition, Stockhausen a essayé de faire transférer en Allemagne cette salle idéale. En vain. Depuis, l’auditorium est devenu une légende, non seulement parce qu’il a existé, mais aussi parce qu’il contient, en son projet, deux éléments récurrents dans l’histoire des « Théâtres en utopie » : la collaboration entre un artiste et un architecte, qui a donné les projets les plus intéressants, et l’incarnation réussie du rêve obsédant d’arriver à construire une salle en forme de sphère. À ce sujet, c’est fou le nombre de formes que les théâtres ont cherché à reproduire : l’œuf, la galaxie, la méduse, la soucoupe volante, l’amande, l’oiseau, la bouche, la boîte d’optique, la guitare, le corps humain, l’usine, le bateau, l’anneau, la grotte, l’arène, la spirale, la salle à manger de Néron… On trouve tout dans ce catalogue des inventions. Même le sexe : le fameux vagin qu’Hendrick Wijdeveld voulait offrir, en 1920, à la ville d’Amsterdam, avec son Grand Théâtre du peuple. Difficile de faire plus clair : le bâtiment épouse la forme de deux cuisses ouvertes sur l’« origine du monde », la salle ressemble à un ovule. Tout concourt à féconder, dans l’esprit de la fusion entre les acteurs et les spectateurs que l’architecte appelle de ses vœux – bien avant que les compagnies d’avant-garde des années 1960, comme le Living Theater, la mettent en pratique sur scène. […] C’est cela aussi, l’histoire des « Théâtres en utopie » : celle de destins d’artistes et d’architectes, à lire entre les lignes des projets que présente l’exposition de Nantes. Au Lieu unique, chacun peut faire son chemin selon ses centres d’intérêt : théâtres monumentaux, utopiques, théâtres mobiles, combinatoires, théâtres de verdure… Ainsi se boucle la boucle d’une quête sans fin : la recherche d’un théâtre idéal. En la matière, tous les essais exposés, même les plus improbables, témoignent que l’utopie est comme la marche : il n’y a pas de pas perdus ». ► Brigitte Salino, Le Monde, décembre 2014

« Le halo doré, qui caresse les parois et le sol de l’antique Panthéon romain, illumine l’entrée de la nouvelle exposition que la Cité de l’architecture & du patrimoine consacre à l’histoire des bâtiments de forme sphérique. Une évolution abordée sous l’angle de la quête de la représentation du monde terrestre et du cosmos, à la croisée de l’architecture et des sciences. […] Une scénographie d’une rare élégance. La courbe de la galerie du Palais de Chaillot, plongée dans une semi-obscurité, épouse les rondeurs des maquettes subtilement éclairées. […] À l’image de la superbe maquette de la Terre au 1/100 000 (200 mètres de haut !) qu’Élisée Reclus imagine pour l’Exposition universelle de 1900, et qui pourrait voir le jour si Paris accueillait celle de 2025, les tentatives de confronter l’architecture humaine à celle du globe sont loin d’être épuisées... ». ► Stéphane Dreyfus, La Croix, novembre 2017

« Chimériques, ils étaient et ils le sont restés, les Théâtres en utopie de Yann Rocher. Quatre-vingt-dix projets de bâtiments, de salles jamais réalisés. On va de l’Antiquité au XXe siècle et d’étonnement en étonnement. Une exposition a été consacrée à ces architectures parfois oniriques, souvent très réfléchies. Elle a été présentée à la Saline royale d’Arc-et-Senans et au Lieu unique de Nantes. Elle s’achève après-demain et on espère la voir reprise ». ► Armelle Héliot, Le Figaro, janvier 2015

« Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris honore Berlioz avec une exposition insolite et trois concerts lectures, tous d'accès libre. L'expo " Berlioz – Quatre sommeils " est un parcours sonore d'une dizaine de minutes ». ► L'Humanité, décembre 2003

 

« Exceptionnellement ce week-end, le temps des technologies musicales invite le grand public à pénétrer dans ses savants studios. Ne vous attendez pas à croiser des musiciens en redingote. Vous ne verrez pas la queue d'un piano. Ce sont de surprenantes installations sonores, la plupart actionnées par des ordinateurs, qui tiennent ici lieu d'instruments : des petites têtes moulées et lumineuses de Wagner qui racontent les rêves du musicien... »

► Maguelone Bonnaud, Le Parisien, octobre 2003

« Pour sa troisième édition, le festival 100%, somptueux concentré de création et d’audace artistique, met l’accent sur les arts plastiques. Il présente une exposition consacrée à de jeunes artistes issus de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. [...] Il a été demandé aux professeurs de choisir deux noms issus des sept dernières promotions. Cinquante et un jeunes artistes, âgés de 25 à 35 ans, vont ainsi investir les 2 500 mètres carrés de la Grande Halle de la Villette, ainsi que les folies du parc, récemment rénovées, dans une scénographie conçue par l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais ». ► Thierry Voisin, Télérama, mars 2018

« On connaît les théâtres antiques, à l’italienne, de béton et de verre. Mais il en est tant d’autres formes, de volumes que l’on n’a jamais vus. Conçus, dessinés par des architectes au fol imaginaire, ils n’ont jamais été bâtis : théâtre sphérique, en forme d’œuf, de soucoupe volante ; théâtre forteresse, aux lignes futuristes, aux allures de canon ; théâtre nautique sur Seine, ou relevant de la boîte optique en Union soviétique... Par-delà leur excentricité apparente, tous ces projets relèvent du même désir : définir un rapport nouveau entre l’œuvre et l’homme, l’art et le public. Inscrire dans l’utopie du temps, le théâtre, l’opéra, la musique... Une centaine de leurs maquettes et de leurs plans sont exposés jusqu’au 4 janvier 2015, au Lieu Unique, scène nationale à Nantes. Commissaire de la manifestation, Yann Rocher les a réunis en un livre fascinant ». ► Didier Méreuze, La Croix, décembre 2014

« L’exposition ressemble à un long ruban parsemé de globes terrestres, de voûtes célestes, de mappemondes, d’installations pédagogiques plus ou moins folles ! Quatre-vingt-dix projets d’observatoire, de planétarium, illustrent les différentes visions à l’œuvre au gré des époques, en dessins, tableaux et maquettes. Une somme de savoirs vertigineuses, pour rêveurs ou érudits passionnés ! ». ► Bénédicte Philippe, Télérama, décembre 2017

« De Claude-Nicolas Ledoux, au XVIIIe siècle, à Frank Lloyd Wright, au XXe, l’imagination des architectes s’est toujours enflammée pour les salles de spectacles, comme en témoigne une récente exposition du Lieu unique, à Nantes ». ► Gilles Macassar, Télérama, janvier 2015

« Soixante-dix-huit gramophones miniatures en mar-che, des dômes métalliques interactivement sonores et lumineux... voilà pour le décor immersif du festival Octopus, dédié aux inventeurs d'instruments ». ► Télérama, février 2009

« Une sphère, sinon rien ? Cinquante ans après la fameuse géode de Montréal, dessinée par l’architecte américain Richard Buckminster Fuller pour l’Expo de 1967, d’autres dômes tout aussi spectaculaires promettent de continuer à assurer le show : 80 mètres de diamètre, 100 mètres de hauteur… Attraction de la récente Expo 2017 à Astana, le pavillon du Kazakhstan, pays hôte de cette manifestation consacrée à l’« énergie du futur », entame sa nouvelle vie. Conçu par l’agence américaine Adrian Smith + Gordon Gill Architecture de Chicago, Nur Alem est le plus grand bâtiment sphérique au monde. [...] Plus près de nous, le site de Paris-Saclay, dans l’Essonne, est sur les rangs pour accueillir l’Exposition universelle de 2025. Son concept ? Un « village global » articulé autour d’un globe terrestre à l’échelle 1/100 000 dessiné par l’architecte tricolore Jacques Ferrier. Record en vue ! Mais, pour l’heure, les amateurs du genre mettront le cap sur la riche exposition « Globes. Architecture et sciences explorent le monde », installée jusqu’en mars 2018 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, dans le 16e arrondissement de Paris ». ► Bruno Monier-Vinard, Le Point, décembre 2017

« In other news, holdings from Ames and Langley Research Centers’ History Office archives are on dis­play at the Cité de l’Architecture et du Patrimoine museum in Paris. Ames loaned three paintings depict­ing Bernal sphere space settlement concepts by artist and architect Rick Guidice, while Langley Research Center provided imagery of the NASA Lunar Orbit and Landing Approach (LOLA) simulator, which was designed during the Apollo program to prepare pilots for landing on the Moon. The exhibit, Globes: Architecture and Science Map the World, explores the many ways that architects have worked alongside geographers, astronomers, mathematicians, and artists in depictions of the terrestrial globe and conceptions of the cosmos. On personal travel, senior archivist April Gage attended this exhibition with Rick Guidice and NASA Paris Bureau Chief Tim Tawney, with the museum’s lead curator Yann Rocher providing an in-depth guided tour. The exhibit runs through March 2018, after which it may be modified to become a traveling exhibition ». ► April Gage, NASA News & Notes, hiver-printemps 2018

« In der Türkei begann für Clemens Holzmeister eine kontinuierliche Zusammenarbeit mit dem Regisseur Carl Ebert, mit dem er neben Bühnenbildern für dessen Schauspielschule auch programmatische Gedanken für ein Idealtheater entwickelte, die dann in verschiedene Wettbewerbe und das Groβe Festspielhaus in Salzburg einflossen. Hier konnte er mit dem überaus breiten – und durchaus umstrittenen – Bühnenportal den Forderungen nach der Einheit von Zuschauerraum und Bühne zur weiterführenden Diskussion beitragen. Der Akustiker und Architekt Yann Rocher von der Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais, der gerade eine Groβe Ausstellung zum Thema « Théâtres en utopie » konzipiert hat, nähert sich dem Idealtheater-Entwurf, der Anfang der 40er-Jahre gemeinsam mit dem Regisseur Carl Ebert in der Türkei entstanden ist. Die Analyse der Zeichnungen zeigt eine intensive Auseinandersetzung mit Ring- und Drehbühnenkonzepten sowie mit möglichst groβer Variabilität und Flexibilität im Zuschauerraum. Im Kontext weiterer internationaler Theater-Beispiele wird deutlich, wie sehr die utopischen Theaterbauten und Visionen u. a. von Oskar Strnad, Hans Poelzig oder Walter Gropius – nicht zu vergessen die Wettbewerbsentwürfe von Kavakita oder der Gebrüder Vesnin für das Theater in Charkow 1929 – in die Entwürfe für die Salzburger Musikolympiade oder das Festspielhaus im Mirabellgarten Einzug gefunden haben. Dies alles konnte dann letztendlich in das Hauptwerk Holzmeisters, das Groβe Festspielhaus Salzburg, münden ». ► Bri Newesely, Bühnen technische Rundschau, 2015

« Tous les espaces dans lesquels nous vivons et fonctionnons, toute la planimétrie de notre vie a été tout d’abord cartographiée, puis programmée d’une manière ou d’une autre par quelqu’un : des philosophes, des hommes politiques, des architectes, des artistes, des designers. Mais qu’est-ce qui arrive du point de vue pratique alors que ces idées influent sur le projet du bâtiment ou de l’espace théâtral et, implicitement, sur ses fonctions ou, plus, quand elles visent à la perfection ? La réponse, visuelle et didactique, est donnée par l’exposition ouverture à la Saline Royale. Le commissaire Yann Rocher et l’architecte Xavier Dousson, scénographe de l’exposition, affirment que celle-ci est pensée « comme un récit scénographié, consacré aux plus beaux projets de théâtres utopiques [...] ». Ce que l’exposition prouve, c’est que le théâtre a toujours été un terrain de débats, plus que nous aimons le croire ou plus que nous le pensons. La composante utopique des projets exposés étaie cette affirmation : la démarche suppose plus de 200 planches et plus de 70 maquettes réalisées spécialement pour cette exposition. Le matériel visuel, structuré dans des sections historiques, montre le mirage du théâtre projeté et jamais construit. [...] Les réponses deviennent infinies quand on débat des facettes utopiques du théâtre. Mais une chose est sûre : si ces projets étaient seulement utopiques, ils ne seraient pas suffisants pour la définition de la forme immédiate du théâtre idéal, au-delà de l’époque où ils ont été conçus. C’est pour cela qu’ils sont uchroniques aussi, ce qui les rend tous valables dans l’horizon intemporel tracé par l’imagination ». ► Christian Rusu, Dramatica, octobre 2013

« Grâce à City Sonics, les mioches se familiarisent à l'enregistrement et au montage sonore avec Philip Griffiths et Vincent Voilat (Collectif MU). Ils inventent des instruments autour de l'installation Sounds can dance de Pierre Bastien. S'initient à l'écoute dans la ville à l'aide d'un stéthoscope. Et découvrent les interactions entre architecture et sons autour de l'installation Théâtre-fantômes de Théâtre Electronique ». ► Julien Broquet, Le Soir, juillet 2009

« Le son est un média qui interpelle les sens. Parfois poétiques, plus souvent cacophoniques, ces œuvres s'intègrent de façon subtile au cadre montois [...] On n'oubliera pas non plus le gigantesque théâtre-fantôme qui impressionne, stimule l'imagination ». ► Thérèse Dupont, Le Vif, juillet 2009

« Un homme-enceintes qui fera déménager les bruits dans la ville, des gramophones miniatures qui transformeront les sons en souvenirs ou encore un métier à tisser musical... City Sonics rassemblera au total une cinquantaine de projets, une trentaine d'installations, une vingtaine de performances et trois soirées de concerts. Sans oublier des salons d'écoute proposés par divers labels indépendants ». ► Julien Broquet, Le Soir, juin 2006

« Outre 17 installations avec leur lot de découvertes (le jeune architecte parisien Yann Rocher et ses Théâtres-fictions miniatures, le compositeur montois Grégory Marzalkowski avec une première installation poético-musico-plastique à l'orientale métamorphosant le bar de la Machine à Eau en Jardin secret) et de confirmations [...], City Sonics a ouvert ses champs sonores fertiles à l'image vidéo principalement inspirée par les musiques et les bruissements du 21ème siècle ». ► Martine Bintner, Écritures Numériques, septembre 2004

« The most interesting installation, for me, was called “Wagner en têtes” by Yann Rocher and Emmanuel Rio, based on Wagner's writings about his dreams. Tiny artificial molded heads of Wagner are placed somewhat below earlevel on poles arranged in a grid in a fairly small room. Fragments of words and music emerge from different heads at different moments, through a multi-channel computer controlled sound system, so that walking around gives different aural perspectives. The volume is sufficiently low that one hears only a general murmur unless standing beside the “head” that is broadcasting, and even then, it helps to lean towards it. These details, along with a low lighting, give a sense of intimacy and dream-like quality to the work ». ► Mountain, New Media Watch, janvier 2004

« Perfectly shaped, shimmering from all sides and holding an impeccable balance despite the laws of gravity, the globe has been an object of fascination throughout architectural history. If the sphere represents both earth and the extra-terrestrial space of the universe, within architectural history it found itself at the crossroads of architecture and astronomy, geography, philosophy, science-fiction, entertainment, and even Utopia. From the Roman Pantheon to Boullée’s cenotaph for Newton, and from Buckminster Fuller’s Biodome to OMA’s City of the Captive Globe, architects have always been inspired by the shape of the earth, fascinated by the universe ». ► Véronique Patteeuw, MacGuffin, septembre 2018

« À ceux, nombreux aux États-Unis, qui pensent encore que la Terre est plate, une visite de l’exposition Globes. Architecture et sciences explorent le monde, à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, ferait du bien. […] L’exposition parisienne, orchestrée par Yann Rocher, permet de comprendre comment, au fil du temps, les visions de l’homme sur son environnement furent de magnifiques terrains de jeu pour explorer, comprendre, mesurer et dessiner les contours les plus inimaginables de notre univers. Enseignant-chercheur à l’École d’architecture Paris-Malaquais, Yann Rocher nous avait régalé avec l’exposition Théâtres en utopie, au Lieu Unique à Nantes, à laquelle Tracés avait consacré un hors-série, en octobre 2014. À sa lecture, on comprend pourquoi son auteur a décidé d’isoler une des formes élémentaires usitées par les architectes des théâtres utopistes – la sphère – et d’en proposer une exposition monographique. [...] À cet égard, une constance règne dans cette exposition aux accents de cabinet de curiosité. Très peu de globes eurent en effet la chance de dépasser l’étape de la partition. De magnifiques dessins, peintures et autres photomontages ornent les pupitres tout le long de cet espère d’espace sidéral noir où seuls s’illuminent les 90 projets de sphères allant de l’Antiquité à notre futur proche et lointain ». ► Christophe Le Gac, Tracés, janvier 2018

« Una golosa primizia questa straordinaria esposizione in Francia, che mette in mostra una settantina di progetti, mai realizzati, per teatri che sono frutto del pensiero utopico dei loro ideatori, siano essi architetti oppure registi. Una mostra, « Teatri e Utopia », che è il risultato della ricerca che per cinque anni Yann Rocher, docente alla Scuola nazionale superiore di specializzazione in architettura di Parigi-Malaquais, ha condotto con i suoi studenti che hanno realizzato i plastici e i modellini di questi teatri mai nati. Yann Rocher ne ha scoperti oltre 500 tenuti nei cassetti e ne ha selezionati un centinaio. Settanta sono presentati, fino al 30 marzo 2014, nelle sale delle spettacolari Saline Reali di Arc-et-Senans. [...] Questa esposizione luminosa, e rigorosa allo stesso tempo, è corredata da una serie di interviste con architetti, scenografi e sociologi ». ► Simonetta Scarane, Italia Oggi, août 2013

« Au programme, un parcours dans une dizaine de lieux à Mons pour redécouvrir la ville et retrouver le plaisir d’écouter. Ci-dessous, les Théâtres-fantômes à la Machine à eau, on y déambule en y écoutant les sons tantôt faibles, tantôt forts qui se dégagent entre les lamelles vibrantes ». ► Camille Perotti, La Libre Belgique, juillet 2009

« On peut commencer le parcours par la salle Saint-Georges à la Grand-Place et y prendre la brochure d'explication et le plan des lieux à visiter. Yann Rocher, architecte et acousticien, y a placé des dizaines de gramophones de son invention, comme ceux de Graham Bell et Edison. Ils forment dans la pénombre du lieu, avec leurs couleurs phosphorescentes, un champ de champignons sonores ». ► Guy Duplat, La Libre Belgique, juin 2006

« Imaginez un théâtre sur l’eau où les spectateurs arriveraient en barque ; un autre en forme de soucoupe volante posée au milieu de nulle part ; un autre encore évoquant une forêt de stalagmites. […] À Renes, la Ferme des Tilleuls présente une kyrielle de ces projets visionnaires restés à l’état d’esquisses dans une exposition passionnante, « Théâtres en utopie », jusqu’au 23 septembre. Reproduction de documents anciens (dont certains sont de véritables trésors !), plans et maquettes dévoilent les contours de ces édifices truffés d’imaginaire. "Pour les architectes, ces projets sont des échappées, parfois des exutoires, souligne Yann Rocher, commissaire de l’expo créée en 2013 à la Saline royale d’Arc-et-Senans. Nous avons cherché à comprendre pourquoi ils se sont mis à « délirer » et à dessiner des bâtisses incroyablement monumentales. » Les raisons en sont multiples. […] Riche, fascinant, érudit aussi, ce parcours à travers ces théâtres chimériques s’achève dans les années 1980. Pourquoi ? « Nous avons trouvé des éléments jusque dans les années 1980 ». L’utopie se serait-elle atténuée ou déplacée ailleurs ? Pour un temps, peut-être. « J’ai l’impression qu’elle revient petit à petit depuis la crise de 2008. D’ailleurs, la réalisation de cette exposition en est peut-être l’un des symptômes » ». ► Natacha Rossel, 24 heures / Tribune de Genève, juin 2018

« Près de centre théâtres imaginés, dessinés, calculés, qui auraient dû servir acteurs et textes, poésies et performances. De ces rêves existant uniquement sur papier, Yann Rocher et Xavier Dousson en ont fait une exposition qui révèle tout l’imaginaire enflammé, jusqu’à parfois l’exubérance de ces architectes géniaux ». ► Lausanne Cités, mai 2018

 

« Ce à quoi on a malheureusement échappé : tel pourrait être le titre de l’exposition présentée jusqu’au 23 septembre à la Ferme des Tilleuls à Renens. Le nouvel espace culturel propose en effet de découvrir « les plus beaux projets de théâtres utopiques imaginés par les avant-gardes à travers l’histoire ». Avec cette exposition, l’utopie devient un pays enchanteur ». ► Vigousse. Le petit satirique romand, avril 2018

« The major gallery exhibition « Globes: architecture and sciences map the world » focusses on how ambitious architects have participated in discovering our globe and the wider cosmos, as well as representing these as visual form. [...] The exhibits are usually beautifully and artistically lit or displayed in light-boxes ». ► Digital Art Live, février 2018

« Les étudiants de Jacques Plante et Yann Rocher à Paris-Malaquais se distinguent à nouveau sur la scène internationale en remportant 3 des 5 prix au concours USITT 2016 The Ideal Theatre, dont les résultats sont connus depuis le 5 février. Les lauréats seront conviés au congrès du USITT 2016 à Salt Lake City le 19 mars prochain. Un accomplissement hors du commun ». ► Université Laval, Québec, février 2016

« Ce spécialiste de l’acoustique a catalogué plus d’un siècle de théâtres imaginés afin de proposer une "histoire parallèle d’architecture", ballade érudite dans les coulisses des possibles. [… ] L’objectif avoué de Rocher est de mettre en lumière les liens étroits unissant conception technique et visées artistiques, proximité qui s’incarne la plupart du temps par le dialogue entre l’architecte et le metteur en scène ou le compositeur ». ► Alexandre Cadieux, Le Devoir, Montréal, décembre 2014

« Ces théâtres utopiques nous intéressent parce qu’ils mettent en évidence, au sein de contextes historiques aussi divers que les formes qu’ils arborent, les liens privilégiés qui unissent le théâtre et la Cité, l’espace de la représentation à la vie civique, et cette relation ténue mais essentielle entre imagination et action. […] Dans l’exposition comme dans l’ouvrage de Yann Rocher se côtoient des projets théoriques dont l’objectif avoué est la formalisation d’une critique sociale et d’autres simplement restés en suspens, n’ayant pas vu le jour pour des raisons d’ordre pratique, économique ou politique. Leur cohabitation fait néanmoins sens : ils occupent tous ce « lieu sans lieu », hors de l’espace matériel, physique et tangible que l’on nomme le réel. Ils investissent l’espace privilégié de la représentation, de l’imaginaire, du possible. Leur fonction au sein de notre tradition culturelle est de faire voir, de donner à penser, de représenter ce qui aurait pu être, ce qui pourrait être. Car au-delà de sa connotation négative de vision irréalisable, en rupture avec le « réel », la pensée utopique joue un rôle crucial dans notre rapport au monde. […] Les projets architecturaux de ces théâtres en utopie proposent donc, au-delà d’une réflexion sur l’espace même de la discipline théâtrale et de ses possibilités techniques, des modes d’interaction neufs ou réinventés, des fictions sociales. C’est en partie au travers de ces architectures que peut ressurgir cette part ignorée du possible, que l’on peut faire voir les choses autrement, retourner des situations et, ultimement, ménager des brèches pour l’action ». ► Patrick Bouchain et Caroline Dionne, Tracés, octobre 2014

« Un théâtre électronique sera aussi ouvert à l'occasion du City Sonics. L'atmosphère développée : les lieux hantés et les histoires de fantômes. En s'approchant de ce mobile suspendu dans la pénombre, on entend des sons furtifs, des apparitions et disparitions. À l'intérieur, les sons font trembler la carcasse, frictionnent les os et manifestent une présence. À la Machine à Eau ». ► La Chambourlette, Vlan, juillet 2009

« C’est l’entité Théâtre Electronique qui investit la grande salle de la Machine à Eau avec l’ambition d’en faire une vaste halle hantée. Comme si l’on pénétrait dans les flancs d’un navire coulé par le fond, envahi des sons de tous les drames de la terre et de l’eau, comment ils se trament puis se déchaînent, font passer de l’autre côté et hantent l’imaginaire. La scène est occupée par une grande carcasse blanche. Structure d’un vaisseau, squelette d’un monstre marin, la forme peut-être ce que l’on veut, c’est le principe du fantôme. Une pièce musicale, plus exactement théâtrale, est diffusée à fort volume, se déplace, monte et descend dans l’espace, l’action sonore flue et reflue comme le ressac marin, on y entend des voix, des dialogues, des éléments marins, des chocs passionnels ». ► Chris Pearson, Worldpress, 2009

« À la maison des jeunes plasticiens, Pascale Tison de la RTBF dialogue avec des photos de Gilbert Fastenakens tandis que Yann Rocher crée 9 mini-théâtre-fiction, maquettes hantées par le son ». ► Guy Duplat, La Libre Belgique, juin 2004

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« La pyramide et l’arche ont toujours fasciné les architectes, mais la rotondité de la Terre, démontrée par Ératosthène dès le IIIe siècle av. J.-C. et qui répond à celle de la voûte céleste et de ses planètes, a assuré l’hégémonie formelle de la sphère et du globe. [...] Cette exposition à la fois originale, ambitieuse, érudite et ludique, propose pas moins de 90 projets, assortis de plus de 50 maquettes, qui montrent, à la croisée des sciences, de la religion, de l’humanisme, des arts et du divertissement, comme le savoir des architectes s’est adapté à celui des scientifiques pour construire des temples, des mappemondes, des montgolfières, des observatoires, des planétariums, des cités idéales, des vaisseaux spatiaux... Une luminosité stellaire, un long tunnel de sphères et des planètes satellites, pour un parcours chronologique qui permet aussi de remonter le temps ou de rouler à sa guise dans un cosmos de pierre ou de papier, de verre, de bronze, de fonte ou de rayons lumineux, constituant autant de récits scientifiques ou imaginaires de l’histoire du monde ». ► Joëlle Chevé, Historia, mars 2018

« De l'objet à usage scientifique à la démonstration de force architecturale, en passant par les attractions foraines, l'exposition passe en revue des dizaines de projets de globes réellement construits ou simplement imaginés. Le visiteur navigue entre maquettes, gravures, vidéos, armés s'il le souhaite d'un mode d'emploi ». ► Les cahiers de Sciences & Vie, février 2018

« Il n’y a qu’un pas à faire pour voir la planète Terre comme les astronautes. À la Cité de l’architecture, il y a actuellement moyen de s’imaginer en Christophe Colomb par-delà les océans, en Jules Verne au centre de la Terre, en Neil Armstrong ou plus sobrement en Raith Sienar, l’ingénieur de l’Étoile Noire. Le globe qu’il soit terrestre ou céleste est en vogue. À la mode version Karl Lagerfeld avec une première mise en scène de défilé au Grand Palais autour d’une sphère cotoyant la verrière, précédant celle de cet hiver avec l’installation d’une fusée prête à décoller. Version accessoire avec Elie Top, le créateur-joaillier connu pour l’extravagance de ses bijoux et une première collection autour du globe. Ou à une autre échelle, le nouvel esprit de conquête de Richard Branson de Virgin et d’Elon Musk de Tesla. […] Yann Rocher, conception de l’exposition « Globes, architecture et sciences explorent le monde » souligne que le globe est une métaphore du voyage. Certains architectes l’abordent comme un habitat, d’autres comme un symbole de pouvoir, les inventeurs comme un challenge technique de reproduction exacte de la Terre. […] Si l’exposition est dense, le commissaire Yann Rocher la rend accessible à tous. Un exploit, s’il n’est pas spatial, de pédagogie et de générosité dans le partage du savoir. Presque chaque dessin de globe se visualise en 3D sous la forme de maquettes réalisées spécialement pour l’événement. Textes restreints à dix lignes expliquent le contexte et un audioguide diffuse une bande-son sur le format d’une émission de radio. Des comédiens interprètes les rôles de l’expert et du spectateur. On en ressort défié, en partance directe pour l’Arizona afin d’échanger avec Bryan Beaulieu et de pénétrer dans sa sphère au 1/100 000 c’est-à-dire de 127 mètres de diamètre ». ► Virginie Bertrand, Vivre côté Paris, décembre 2017-janvier 2018

« Comme le souligne d’emblée Patrick Gyger, directeur du lieu unique, « Théâtres en utopie n’est pas une exposition d’artistes », mais elle s’inscrit dans la lignée de celle consacrée en 2013 à Lucien et Simone Kroll, architectes proposant, eux aussi, « une vision de l’utopie ». Ce parcours d’architectures visionnaires imaginé par le commissaire d’exposition Yann Rocher et le scénographe Xavier Dousson raconte, de manière chronologique et détaillée, l’histoire d’architectes se mettant à rêver des projets de théâtre, tous plus fous les uns que les autres. Les non-initiés à la chose architecturale se précipiteront sur les maquettes des 80 projets de théâtres présentés et qui n’ont jamais existé. Quant aux autres, ils se passionneront pour cette réflexion autour de l’architecture et de son mode d’exposition. Au lieu unique, la science des rêves n’aura jamais été aussi concrète ». ► Arnaud Bénureau, Wik, octobre 2014

« Le Lieu unique à Nantes propose un bel assortiment de projets architecturaux de théâtres utopiques imaginés par diverses avant-gardes à travers l’histoire […]. Dessins, maquettes, textes, entretiens filmés et documents techniques permettent ainsi d’insister sur l’originalité des idées mises en œuvre, dans les domaines de l’innovation, qu’elle soit architecturale, urbaine, scénique, technique, sociale ». ► Stéphane Harcourt, Options, octobre 2014

« Parfois proches de la mégalomanie, souvent innovants, les projets de théâtres présentés dans la grande berne de la Saline Royale d’Arc-et-Senans (Doubs) sont tous restés dans les cartons. Leurs concepteurs ont laissé de nombreux dessins et commentaires qui ont permis à Yann Rocher, commissaire de l’exposition, architecte, chercheur et directeur du collectif d’artistes Théâtre électronique, de reconstituer ces modèles inédits. Des documents disposés sur des tables lumineuses en expliquent les caractéristiques, le fonctionnement et le contexte historique. Placées sur de petites scènes rotatives, soixante-douze maquettes ont été spécialement réalisées par des étudiants de l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. Des textes lus par des acteurs sont diffusés via des casques audio et des entretiens avec des personnalités du théâtre contemporain sont présentés dans des salons de projection. Très vivante, la scénographie emmène le visiteur dans l’univers de ces bâtisseurs utopistes qui avaient parfois des âmes de poètes. [...] À travers les opérations rêvées sous la Révolution, l’ère soviétique, l’Italie futuriste et fasciste ou avec les mouvements de l’après-guerre en France, ce sont aussi des pages de l’histoire politique et de la pensée qui se feuillettent au grès de ce parcours chronologique ». ► Christiane Barbault, Le Progrès, Juillet 2013

« Pas vraiment étonnant que Théâtres en utopie s’installe dans ce Lieu unique qui joue depuis longtemps avec sa fonction. Passé de l’industriel au culturel protéiforme, pieds dans la ville, tête dans l’imaginaire : l’utopie habite ses murs. Yann Rocher (commissaire) et Xavier Dousson (scénographe) y proposent une déambulation singulière montrant que l’intérêt des architectes pour le théâtre et pour l’utopie est une vieille histoire. Une cartographie d’architectures visionnaires : 80 maquettes disposées comme une suite d’archipels lumineux. Spectaculaire. On se déplacera d’îlot en îlot, comme dans un récit, on écoutera des textes enregistrés et des entretiens filmés. Des chefs-d’œuvre pour la plupart non réalisés mais innovants et révélateurs de contextes et d’époques. […] Une vraie fouille archéologique, un voyage dans le temps et l’espace. Une belle manière de souligner surtout en période de doute et de crise, que le théâtre, lieu de parole et d’imaginaire, révèle depuis des lustres les utopies vitales ». ► Alain Geffray, Haut parleur, octobre 2014

« C’est un voyage dans le temps que nous propose Théâtres en utopie, une sorte de retour vers le futur. […] Chaque époque et chaque lieu a eu ses formes idéales, inspirées de l’astronomie, de la musique, de l’optique, de l’acoustique, ou de la figure parfaite. […] Théâtres en utopie, en quelque sorte, c’est le théâtre de l’Histoire ». ► Erwan Coutant, Pulsomatic, octobre 2014

« La thématique retenue étant celle du théâtre, les jardins ont été conçus pour la plupart comme de petites scènes, des théâtres de verdure. Les plans ont été dessinés par des étudiants architectes issus de l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. À la réalisation : 22 écoles et lycées de la région. Évidemment, tous ces jardins sont là pour faire naître des émotions. On y déambule certes, mais le but du jeu est que la balade soit curieuse, paysagère, mais aussi odorante, sensorielle avec toujours en arrière-plan le théâtre. [...] Les jeunes architectes, visiblement, ont laissé leur imagination les emporter très loin sur le thème qui leur était proposé. Ainsi on passera d’un théâtre jardin de lumières à un potager de pierres. On sera sans aucun doute interpellé par le jardin d’air et les papilles devraient être à la fête dans le jardin-théâtre banquet que l’on pressent succulent. Les descriptifs des seize jardins mettent en tout cas l’eau à la bouche et l’on s’imagine très bien passer quelques heures, voire un week-end dans ce cadre magnifique ». ► Jean-François Sorbe, L’Alsace, mai 2013

« Dans un monde idéal, le Soleil aurait baigné l’installation des espaces du festival des jardins 2013 ! Mais que nenni, la pluie a collé à Arc-et-Senans comme la boue aux bottes des écoles d’horticulture chargées de travailler sur le thème des « Théâtres en utopie ». Le public aura jusqu’au 20 octobre pour découvrir ce qui a germé dans leur imagination. Du jardin potager au parcours sur ponton de bois, du carré structuré à la végétation laissée en liberté, les sens seront en éveil tout au long de la promenade ». ► Le Progrès, mai 2013

« Pour être précis, c'est à 9 h 15 dans la cour du Musée du temps que les premières choses à voir et à entendre s'animeront. Il s'agit de « Gramophonies », une installation de gramophones en forme de fleurs et « Phono Parade », où un DJ joue avec de vieux tourne-disques ». ► Philippe Sauter, L'Est Républicain, octobre 2009

« Loin de parodier les tendances actuelles de l’art liées à des enjeux de communication, 100% Beaux-Arts est un pur concentré de liberté et de création qui assume sa spontanéité, son urgence et sa singularité pour offrir un rendez-vous d’émotions, forcément plurielles et délicieusement hétéroclites. Si l’on peut raisonnablement être toujours circonspect à l’idée d’une exposition d’artistes unis seulement par leur formation, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un événement d’une telle importance, le résultat est à la hauteur des ambitions. Force est de constater, face à l’énergie déployée, la simplicité et l’ouverture d’une institution telle que La Villette, la belle efficacité, l’intelligence autant que la réussite du projet. [...] La scénographie audacieuse, sombre et brute participe d’une véritable plongée au cœur de cette création et accompagne la tonalité générale, assez grave, d’un parcours bien rythmé avec ses zones de silence et ses tranchées, au centre, peuplées de vidéos. Si la présentation des artistes participants manque légèrement de profondeur et de lisibilité, elle participe également à une certaine frontalité de leur travail, offrant à chaque spectateur une liberté totale de déambulation et favorise un art de la rencontre et du soubresaut fondamental pour aborder cette scène ». ► Guillaume Benoît, Slash, mars 2018

« Traversant les époques, l’exposition développe un panorama des projets architecturaux ayant eu recours à la forme du globe. Des cénotaphes monumentaux d’Étienne-Louis Boullée au Grand Globe d’Élisée Reclus, les projets – souvent inaboutis – révèlent la quête de la reprénsentation du monde à laquelle les architectes se sont confrontés. Malgré un caractère répétitif, le parcours jalonné de supports variés satisfait le visiteur, qui peut saluer l’originalité du thème de cette fresque inédite de l’histoire de l’architecture ». ► Léopoldine Frèrejacques, Valeurs actuelles, février 2018

« Voûtes célestes, globes terrestres, panthéons... Les sphères ont marqué les dessins des géographes, architectes et artistes tout au long de l’histoire. Autour de la rotondité, synonyme d’unité parfaite, ils ont imaginé un monde de cités idéales ou des lieux fantastiques comme l’Etoile noire de Star Wars, et mis l’ingénierie au défi de bâtir des œuvres aux visées grandioses : planétariums, expositions universelles... L’exposition illustre 90 projets emblématiques de ce dialogue entre architecture, science et art ». ► Fiorenza Gracci, Science & vie, janvier 2018

« Comment rallier le ciel ? Comment voyager au centre de la Terre ? L’Univers, ses astres, ses électrons libres, sa lumière, son imaginaire... jouent de tous leurs pouvoirs d’attraction et de séduction. Sujet qui nous ramène pourtant à une forme simple, essentielle, universelle... la sphère. C’est probablement la forme la plus convoitée de l’année, tant elle est chargée de symboles. Cette sphère et toute sa cosmogonie concentrent dans sa courbe, une impression de plénitude rassurante. De la voûte céleste au globe terrestre, de la Lune au Soleil, de la boule de cristal à la balle de tennis, de la cellule familiale à la sphère amicale... il y a toujours cette forme rayonnante. En cette fin d’année, on la retrouve dans le prisme d’une exposition célébrant les origines du globe. Plus de 90 spécimens illustrent la capacité à synthétiser une pensée utopique ou bien réelle, en un seul rond. La Cité de l’Architecture et du Patrimoine transporte notre imaginaire dans toutes les dimensions ». ► Martine Duteil, édito, Vivre côté Paris, janvier 2018

« Après avoir influencé Miles Davis, le groupe Radiohead ou encore la chanteuse Björk, c’est cette fois Yann Rocher, architecte, historien de l’architecture et enseignant à l’ENSA Paris-Malaquais, qui s’est inspiré du compositeur allemand Karlheinz Stockhausen. C’est en étudiant son projet qui consistait à composer un opéra consacré aux sept jours de la semaine, que l’architecte décidait de mettre au point une exposition autour de globes. « Son œuvre m’a interpellé en tant qu’architecte car sa salle d’opéra idéale aurait ressemblé à un système solaire en rotation. J’ai commencé à collecter les architectures imitant les mouvements du ciel, et en croisant plusieurs disciplines, j’ai eu envie de constituer une histoire atypique ». Trois ans plus tard, cette exposition baptisée « Globes » a vu le jour […]. Ce sont ainsi pas moins de 600 documents, dont un tiers d’inédits, qui ont été méticuleusement rassemblés : […] 43 maquettes ont d’ailleurs été réalisées en impression 3D spécifiquement pour l’exposition, en partenariat avec Erpro, mécène de l’exposition, aux côtés d’Esri France. Chacune a nécessité, en moyenne, entre 10 et 15 heures de travail de modélisation sur ordinateur, sollicitant une équipe de quatre personnes dirigées par Guillaume Coupez, avant d’être imprimée avec la technique du frittage. […] La musique d’accompagnement sonore a été travaillée par le compositeur Grégoire Carpentier, de sorte à placer le visiteur dans une atmosphère terrestre et aérienne. […] Depuis des siècles, il y a les fervents défenseurs du globe et puis ceux de la carte. À la fin du 19e siècle, le géographe Élisée Reclus déclarait ainsi que la carte donnait une représentation inexacte du monde. « Il voulait trouver un modèle de représentation plus proche de la réalité, défendant l’idée de construire un globe gigantesque pour l’étude de l’environnement ». […] Plus récemment, l’anthropologue Bruno Latour dénonçait, à l’inverse, l’image trompeuse du globe, plaidant pour l’emploi de nouvelles cartographies pour mettre en relief les enjeux de l’environnement. À Yann Rocher de trancher : « La carte et le globe sont des représentations qui ne sont ni vraies ni fausses ; chacune apportant une vision complémentaire » ». ► Fanny Perrin d’Arloz, Sigmag, décembre 2017

« Un voyage dans le temps, un voyage onirique. Casque sur les oreilles, on écoute la description de ce rêve d’architecte qui a pris corps à l’échelle 1/1000. Depuis l’Antiquité, ils ont travaillé, imaginé, œuvré, pour dessiner le théâtre idéal. Quatre-vingt maquettes, des coupes, des plans, sont autant de supports pour nous embarquer sur cette histoire parallèle de l’architecture. Des projets fous, radicaux, décalés, qui trouvent tous leur place dans une biscuiterie reconvertie en lieu culturel ». ► Magali Fenech, Haut parleur, novembre 2014

« À l’entrée du parc Jean-Jacques Rousseau samedi 18, des sons d'usine et d'ogres, mêlés à ceux d'instruments de musique planants conféraient un caractère mystique au parc. À quelques mètres de là, le collectif Théâtre électronique avait investi l'île des Peupliers, île mortuaire où a été enterré Jean-Jacques Rousseau, avant que son corps ne soit transféré au Panthéon à la Révolution. "Le cénotaphe du philosophe nous a donné l'idée de la performance, explique Antoine Fontaine, membre du collectif. Nous avons voulu mettre en scène une fabrique à utopies." Sur l'île, on pouvait observer sept personnes vêtues d'un tablier rouge, transportant majestueusement des miroirs ou des îlots en forme de croissant, avant de les glisser délicatement sur l'eau dans un épais nuage de fumée. "Les utopies dérivent, et une fois qu'elles éclosent elles suivent leur propre chemin, détaille Antoine Fontaine. La fumée sacralise leur libération." Autour de l'île, trois points d'écoute et d'observation étaient installés, avec des casques et des jumelles. "Les spectateurs ne peuvent nous observer que de loin, détaille Antoine, l'un des organisateurs. Il y a un sentiment de frustration de ne pas pouvoir nous approcher plus. Grâce au casque et aux jumelles, les spectateurs peuvent nous écouter et nous observer comme s'ils étaient au cœur de l'île. Dans la mythologie, les îles étaient habitées par des cyclopes, ils travaillaient le fer pour le Dieu des volcans. C'est pour cela que nous avons voulu imiter des sons d'ogres, de cyclopes et d'usines." Cinq personnes sont membres du collectif Théâtre électronique, basé à Paris. Leur prochaine performance sera un Space opera réalisé autour des travaux du compositeur Stockhausen. Le collectif s'intéressera notamment à son attrait pour le chiffre sept. "Pour Stockhausen, le chiffre sept régissait tout l'univers", détaille Antoine Fontaine ». ► C. F., Oise Hebdo, septembre 2010

« Ces deux expositions ont pour dénominateur commun d'appartenir au champ du numérique et multimédia », explique Gabriel Biau, du Grand Cordel. Gramophonies, installation de théâtre électronique, prend comme point de départ l'histoire de l'invention du phonographe et du gramophone. Elle associe des objets à des sons pour proposer un véritable récit sonore de cette invention ». ► Ouest France, septembre 2010

« Le festival met l'accent sur l'innovation des dispositifs scéniques, en multipliant les formes et les formats jusqu'à trouver la bonne formule. Comme ce conte sonore déclamé par 78 gramophones (exposition Gramophonies, jusqu'à vendredi 29, Grand Cordel) ». ► Olivier Brovelli, Sortir dans l'agglomération rennaise, octobre 2010

« Terreau d’un fantasme profane et d’un orgueil babylonien, le globe est par excellence l’outil de représentation du pouvoir et du savoir. De l’imposante stature du Panthéon d’Hadrien à Rome jusqu’à l’imaginaire obscur de l’Étoile noire dans Star Wars, les architectes, mais aussi les astronomes, les géographes et les artistes, ont cherché à exploiter ce motif idéal au charisme presque chamanique.  […] De tous ces projets, la plupart restèrent couchés sur le papier. La faute à leur audace, ou à leur folie, car dessiner une sphère, c’est s’improviser Dieu en créant un monde que l’on tient dans sa main ». ► Figaro Histoire, février-mars 2018

« Parce qu’elle est à la fois difficile et parfaite, qu’elle évoque l’unicité de toute chose et notre planète, la sphère hante l’histoire des représentations. La Cité de l’architecture et du patrimoine passe en revue les édifices, utopiques ou réalisés, qui mobilisent cette forme idéale. De l’idée d’envoyer des lunes artificielles en briques dans l’espace, en guise de points de repère aux navigateurs, jusqu’au désir de l’architecte Rem Koolhaas d’établir « une forme pure » en plein désert, en passant par le projet de cénotaphe à Newton d’Etienne-Louis Boullée, l’auditorium sphérique d’Osaka, au Japon, conçu comme un écrin pour la musique de Stockhausen ou la construction du « Temple de la Mère », à Auroville, en Inde – une boule d’or émergeant d’un cratère –, la conception des globes recouvre au moins trois ambitions. [...] À force de maquettes, de plans, de films et de simulations, visibles grâce à des casques de réalité augmentée, l’exposition fait le tour de cette idée métaphysique avec une richesse qui séduira aussi bien les amateurs de Jules Verne que les scientifiques, les philosophes, et les rêveurs ». ► Cédric Enjalbert, Philosophie magazine, février 2018

« Pour les poètes et peintres daltoniens la Terre est bleue comme une orange. Pour les architectes, elle est sphérique comme la voûte céleste. C’est tout le propos de cette exposition, riche de maquettes, de plans et de dessins : montrer comment, à la croisée des utopies, de l’industrie et de la politique, les architectes ont, des millénaires durant, été hantés par la forme parfaite, par ces globes qui donnent leur titre à l’exposition. Démarche épistémologique, puisqu’il s’agit de traduire, dans la pierre et l’acier, ou dans les crayonnés de plans jamais matérialisés, la rotondité de la Terre et du ciel. Mais rien de désintéressé là-dedans, et c’est ce que montre rondement la Cité de l’architecture : tous ces bâtiments, idéaux ou bien réels, semblent répondre à la formule cartésienne : « se rendre maîtres et possesseurs », et pas seulement de la nature. Ca commence très loin, dans l’Antiquité romaine, avec le Panthéon édifié pour l’empereur Hadrien, qui, d’emblée, scelle les noces de la sphère et du souverain. [...] Maîtriser la représentation de la planète et même la dépasser pour se projeter dans un monde rêvé. C’est le fameux projet, jamais réalisé, du monument à Isaac Newton, cet immense cénotaphe sphérique, dont les plans furent couchés à la fin du XVIIIe siècle par Etienne-Louis Boullée, et qui est plus une rêverie sur la forme intemporelle du cercle qu’une version réduite de la planète. […] Étonnante course à l’échalote des grandes capitales : c’est à qui, à chaque Expo, aura le plus beau globe. […] Mais on s’arrêtera sur le projet d’Oscar Newman, Atomic City, de 1969, qui n’envisageait rien moins que de reconstruire Manhattan… dans six grandes cavités souterraines. Autrement dit, en cette période d’anxiété de l’atome, concevoir un abri nucléaire à l’échelle d’une ville. Une autre forme de maîtrise, là encore, mais paradoxale : dominer le nucléaire en vivant caché ». ► Robert Saint-Loup, Transfuge, décembre 2017

« Des globes, terrestres ou célestes, comme s’il en pleuvait. Une soixantaine de maquettes, dont les deux-tiers réalisées, pour l’occasion, en impression 3D. C’est ce que déploie, entre autres, cette passionnante exposition intitulée « Globes, architecture et sciences explorent le monde », installée à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris. À travers une multitude de documents donc, dont des dessins et des films, cette présentation relate, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, une saga des projets d’architecture imitant les formes et mouvements de la Terre et du ciel. À mi-chemin entre recherche savante et culture populaire, Yann Rocher, architecte et enseignant à l’École nationale Supérieure d’architecture Paris-Malaquais et commissaire de l’exposition, a ainsi tissé des liens avec des domaines-phares comme la géographie, l’astronomie ou la science-fiction, mais également la peinture. Sont décortiqués, en tout, quatre-vingt-dix projets, construits ou pas ». ► Christian Simenc, L’œil, mars 2018

« Au fil d’une narration chronologique, illustrée de dessins, gravures, peinture et maquettes d’architecture, d’origine parfois lointaine, on comprend vite que la sphère architecturale dans sa modélisation du globe – terrestre ou céleste – est au carrefour d’une histoire culturelle foisonnante où l’on croise des géographes, astronomes, mathématiciens, architectes, mais aussi des organisateurs de spectacles et des hommes de pouvoir, révolutionnaires, empereurs ou entrepreneurs. On peut aborder l’exposition sur le mode de la contemplation des 90 esquisses et modèles en volume, qui se clôt avec la sphère évidée de l’architecte Rem Koolhaas, à l’esthétique proche du film 2001, l’Odyssée de l’Espace. Un des précieux apports visuels de cette manifestation est la présentation de maquettes, grâce à la technologie 3D, de projets qui n’ont jamais été construits, soit les deux-tiers des pièces présentées. [...] La partie de l’exposition explorant le XXe siècle, aussi riche que la précédente, interroge les nouvelles manières d’utilisation du globe et de la sphère, notamment comme œuvre d’art totale avec l’avant-garde russe, comme symbole de pouvoir, mais aussi motif iconique de science-fiction et, bien sûr, comme élément d’architecture. Cet équilibre difficile et réussi, entre une appréhension visuelle destinée au grand public et l’information technique accompagnant chaque projet, est maintenu tout au long de l’exposition ». ► Christophe Dorny, La Gazette Drouot, décembre 2017

« C’est une histoire d’un genre nouveau que nous propose Yann Rocher, quelque chose qui désoriente toute conception habituelle du théâtre. Puisque le théâtre est une immobilité structurelle autant qu’un jeu éphémère, l’histoire des « projets de papiers », idéalisations d’architectes jamais abouties, apparaît comme révélatrice de la réalité scénique. [...] Ainsi, dans cette esquisse, qui se veut chronologique, quelque chose surgit de commun : le rapport littéraire de l’utopie dans la constitution des idéaux architecturaux. [...] Yann Rocher établit une histoire des rêves et des utopies sociales et humaines dont la chronologie s’efface devant la puissance et l’évocation de l’image ». ► Thibault Comte, Critique d’art, juin 2016

« Du 11 octobre au 4 janvier, le Lieu unique proposait à Nantes une exposition remarquable : on pouvait y découvrir plus de 80 projets de théâtres qui n’ont jamais vu le jour… Une sorte de cartographie de lieux fantômes, de théâtres utopiques ». ► Journal du Nouveau Théâtre d’Angers, hiver-printemps 2015

« Architecte et acousticien de formation, Yann Rocher présentait ses Théâtres-fictions, ensemble de maquettes de théâtres imaginaires (surdité, fantôme, logorrhée) auxquelles sont associées de subtiles fictions sonores évoquant les thématiques qui y sont associées ». ► Bernard Marcelis, Art Press, octobre 2004

« Dans la perspective de l’Exposition universelle de 1900, le géographe Élisée Reclus planche sur un projet de globe terrestre au 100 000e, haut de deux cents mètres. […] L’ambition, certes, est pédagogique et scientifique, mais ce projet monumental témoigne aussi d’une époque où l’homme a affirmé son emprise sur le monde, emprise dont un tel globe aurait constitué l’éclatant symbole. Ce n’est que l’un des épisodes les plus marquants des liens croisés entre architecture et science dans l’exploration et la connaissance du monde, en même temps que sa représentation. Une histoire qu’entreprend de conter la Cité de l’architecture dans l’exposition « Globes ». Véritable graal architectural, la forme sphérique alimente les rêveries et les spéculations, comme dans le célèbre Cénotaphe de Newton imaginé par Boullée. […] Depuis, si le progrès technique a facilité l’édification de sphères, celles-ci ont continué de nourrir un imaginaire foisonnant, dont l’Étoile noire de Star Wars représente l’inquiétante incarnation ». ► Jean-François Lasnier, Connaissance des arts, décembre 2017

« La Terre est ronde et, ce faisant, architectes et scientifiques ont essayé de la modéliser depuis l’Antiquité. Le catalogue édité à l’occasion de l’exposition « Globes. Architecture et sciences explorent le monde » par la Cité de l’architecture et du patrimoine, avec l’aide des Éditions Norma, est une joyeuse somme de toutes ces créations, réalisées ou restées à l’étape de projets ». ► Pierre Morio, L’œil, novembre 2017

« On y trouve des cathédrales, des cirques, des globes acoustiques, mais aussi des palais dédiés à la rencontre de l’art et du peuple comme cet étonnante proposition de Moïseï Guinzbourg pour le "théâtre synthétique de Sverdlovsk", en 1931, où la scène est traversée d’une grande avenue couverte pour les parades ». ► Yves Pérennou, La lettre du spectacle, novembre 2014

« Lieu unique, Laboratoire utile et utopique, le centre culturel reste fidèle à la ligne qui le caractérise le mieux, celle de l’expérimentation. Jusque janvier 2015, il accueille « Théâtres en utopie », un événement coproduit avec la Saline royale d’Arc-et-Senans, où il avait été montré de juin à mars dernier. […] Du point de vue de la scénographie orchestrée par l’architecte et historien de l’art, Xavier Dousson, l’événement s’attache à essayer de retrouver les moyens du théâtre : il n’y a pas de texte à lire, mais une concentration du récit par le son. Des comédiens enregistrés décrivent ces morceaux d’architecture et le visiteur est plongé dans la pénombre pour mieux s’immerger dans les images des panneaux présentés sur des tables rétroéclairées. […] Les quatre-vingts exemples choisis sont tous d’une grande richesse. Pour les parcourir deux heures sont nécessaires. Pour qui s’y attache, la déambulation est ponctuée de temps de pauses possibles grâce à l’installation de salons offrant de visionner des entretiens filmés, tel celui de l’architecte Hans-Walter Müller à propos de l’utopie ». ► Sophie Trelcat, Le journal des arts, novembre 2014

« Pour la première fois une exposition se consacre aux théâtres utopiques. Et c'est en toute logique, le « théâtre industriel » de Claude Nicolas Ledoux, l'ancienne saline royale classée par l'Unesco et convertie en « cité des utopies » qui l'accueille. Cette exposition est le fruit de la recherche menée depuis 2005 par Yann Rocher, enseignant à l'École d'architecture Paris-Malaquais. L'architecte y retrace l'histoire des plus beaux projets imaginés par les avant-gardes architecturales, de l'Antiquité à nos jours. Une iconographie exceptionnelle, provenant d'une vingtaine de pays, a permis la construction d'une série de 70 maquettes, qui donnent vie à ces rêves abandonnés. La scénographie poétique signée Xavier Dousson plonge les visiteurs dans la pénombre et les invite à déambuler à travers les modèles tournant comme des archipels lumineux sur des plateaux rotatifs. Le public peut flâner, comme dans un marché, pour admirer ces compositions étonnantes. Et écouter les enregistrements de comédiens qui expliquent contextes, biographies des concepteurs, et révèlent l'originalité plastique, scénique, technique, politique et sociale des projets. Le parcours historique, bordé de salons, de détente, offre à travers les entretiens filmés d'Ariane Wilson la découverte des constructeurs atypiques, tels Patrick Boucham ou Xavier Favre. Le dernier volet conduit à une scène où se côtoient dessins d'enfants et visions tout droit sorties de l'imagination d'architectes contemporains, histoire de prouver que l'utopie n'est pas finie. Pour Yann Rocher, « ces folies sont de véritables oeuvres d'art qui donnent des tas d'idées. Elles ont été et restent sources d'inspiration. Des projets comme le théâtre total de Walter Gropius sont devenus de véritables icônes » ». ► Martine Guilcher, Arts magazine, novembre 2013

« Les plus beaux projets de théâtres utopiques de l’Antiquité à nos jours sont présentés dans un grand récit scénographié, écrin d’une réflexion sur l’architecture théâtrale. Ludique, le parcours est animé d’images et de maquettes explicitées par la diffusion sonore de textes et d’entretiens filmés de spécialistes ». ► Beaux-Arts magazine, juillet 2013

« Et à la Saline Royale d’Arc-et-Senans, l’été s’ouvrira en même temps qu’une exposition, Théâtres en utopie, avec une « cartographie » (enrichie de documents sonores et vidéo) de près de 80 projets de théâtres, véritable « encyclopédie d’idées » qui fait la part belle à l’incroyable diversité des formes imaginées autant qu’à l’audace des expérimentations techniques ». ► Jean-Marc Adolphe, Mouvement, mai-juin 2013

« Théâtres-Fantômes (photo ci-dessous à droite : Jacky Collinet), de Théâtre électronique (F), collectif qui regroupe plusieurs artistes (architectes, informaticiens, et créateurs sonores), propose dans le bel espace de la Machine à Eau une installation inspirée des lieux hantés et des histoires de fantômes liées au théâtre ». ► Stephan Dunkelman, Les Cahiers de l'ACME, juillet 2009

« Aperçu lors du dernier Festival Octopus à Paris avec son installation pour mégaphones miniatures, et familier de City Sonics, Yann Rocher et son « théâtre électronique » développeront leurs nappes abstraites à partir d’un mobile suspendu dans la pénombre ».

► Laurent Catala, Mouvement, juin 2009

« C'est en effet à travers le prisme du souvenir et par le truchement de gramophones miniatures émettant des sons dispersés, littéralement émiettés dans l'espace, que s'appréhende la très poétique installation Gramophonies de Yann Rocher, Carl Seleborg et Grégoire Carpentier. Semblables à des fleurs, des bouches ou des pavillons d'oreille, ces étranges machines hybrides investiront les lieux tels des spectres interrogeant l'écoute de leurs traces sonores et vocales fragmentées pour une séance ininterrompue de diffusion et de narration sonore très particulière ». ► Laurent Catala, Mouvement, février 2009

« Les Beaux-Arts se sont associés avec La Villette pour exposer les œuvres de cinquante jeunes artistes issus de la prestigieuse école. Ils ont été sélectionnés par les professeurs des Beaux-Arts. Présentée dans la Grande Halle, l’exposition a le mérite d’offrir un panorama inédit de la création française des dix dernières années. La scénographie a été dessinée par Yann Rocher, professeur à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, et quatre de ses étudiants ». ► Jeanne Fouchet-Nahas, Connaissance des arts, mars 2018

« Illustrateur de colonies spatiales, Rick Guidice a généreusement œuvré pour la NASA. Il expose pour la première fois à Paris. [...] « Depuis la naissance d’Internet et de Facebook, j’ai eu des appels et des messages de fans de l’espace qui m’ont expliqué à quel point mes illustrations avaient nourri leur imaginaire spatial. Certains travaillent depuis à la NASA ». [...] Trois peintures de colonies spatiales signées par Rick Guidice seront affichées à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris jusqu’en mars 2018 ». ► Lorraine de Foucher, CitizenK, hiver 2017-2018

« La découverte de la Terre et du ciel fascine toujours et encore. Leurs représentations aussi. Aux côtés d’une ribambelle d’astronomes, de géographes et d’autres peintres, moults architectes ont, au fil des siècles, mis la main à la pâte, si bien que la forme du globe n’a eu de cesse de hanter l’histoire de l’architecture. Dans le corpus des volumes qui fascinent par leur charge symbolique, la sphère se situe d’ailleurs à l’égal de l’arche ou de la pyramide. C’est ce qu’évoque cette exposition ambitieuse et remarquable intitulée « Globes, architecture et sciences explorent le monde », installée à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris. […] L’ingénieur américain Bryan Beaulieu œuvre, depuis 1993, à la réalisation du Great Globe Project, globe rotatif d’un diamètre de 128 mètres, prêt à être érigé dans le désert de Sonora, en Arizona, dont on peut voir une impressionnante maquette à l’échelle 1/87e. Les Indiens de la tribu Tohono O’odham ont, paraît-il, donné leur accord pour son implantation dans leur réserve. À noter enfin : le catalogue, conçu sous la direction du commissaire de l’exposition, Yann Rocher, architecture et enseignant à l’École d’architecture Paris-Malaquais, est une somme, épopée chronologique scandée par douze textes (passionnants), dont celui de l’ingénieur en aéronautique Hervé Bérenger ». ► Christian Simenc, Le journal des arts, décembre 2017

« Pour célébrer ses dix ans, la Cité de l’architecture & du patrimoine propose une exposition passionnante sur l’histoire singulière de la représentation du ciel et de la Terre à travers l’architecture de la rotondité. Un tour du monde en 90 projets, construits ou utopiques, de l’Antiquité à nos jours. L’investigation est inédite. Elle tient à la démarche d’un historien de l’architecture, Yann Rocher, qui s’est engagé il y a trois ans dans la recherche de projets architecturaux visant à la représentation du monde terrestre et du cosmos par la géométrie sphérique. Pour explorer la richesse des 90 projets présentés, l’exposition privilégie le déroulement chronologique et la structure thématique au sein d’une scénographie très dense, qui déploie nombre de maquettes, dessins, collages, plans, documents et films. […] Yann Rocher parle de « compétitions de globes » tant les projets rivalisent d’inventivité, voire même, parfois, de mégalomanie. […] Au-delà de la dimension pédagogique ou de la fonction parfois célébrative, ce sont les valeurs récréatives et festives qui sont mises en avant dans ces réalisations monumentales. […] Semblable construction s’apparente à une exploration du monde et des corps célestes mise à l’échelle du corps humain. Dans le récit de l’exposition, il est également question de la conquête de l’espace ou de la science-fiction, autant de thèmes qui nourriront l’imaginaire des architectes des utopies, comme Raimund Abraham qui envisage la sphère comme un idéal de forme domestique. […] De ce foisonnement, on aura compris le souhait du commissaire d’envisager l’exposition comme une grande « constellation » à explorer par tous les publics, du savant au néophyte ». ► Céline Saraiva, Beaux Arts, novembre 2017

« Ce beau livre est une plongée fascinante dans la manière de concevoir les lieux du théâtre au cours des siècles à travers une sélection de projets jamais aboutis. Ces projets témoins de leur époque sont la traduction de la place du théâtre dans la ville, du rapport que l’on souhaite conférer au public vis-à-vis de la scène… Ils sont également des révélateurs des idéologies du 20e siècle comme de ses courants architecturaux, tels que le Bauhaus ». ► La Scène, décembre 2014

« L’exposition retrace les projets sous la forme de nombreuses maquettes et images, avec des diffusions sonores de textes et d’entretiens filmés. L’exposition a été inaugurée le 22 juin 2013, en partenariat avec la revue Mouvement qui, à l’occasion de son vingtième anniversaire, a offert en écho, une soirée unique avec le danseur Israel Galván ou la chanteuse rwandaise Dorothée Munyaneza et le guitariste Sébastien Martel. L’architecture du papier rencontra le corps en mouvement. Le commissaire d’exposition, Yann Rocher, est architecte, artiste et acousticien, enseignant à l’École nationale d’architecture Paris-Malaquais. Il porte ce projet depuis plusieurs années. [...] On découvre ainsi de nombreux documents inédits et jamais publiés, souvent cités dans les écrits sur le théâtre. [...] On remarque des thématiques et des typologies revenir dans des pays et à des époques différentes comme les théâtres circulaires, à scènes multiples, variables, multifonctions, mobiles, monumentaux, rotatifs... [...] Le parcours se temine sur un projet du fondateur d’Actualité de la Scénographie, Arsène Joukovsky. Une structure porte le volume du théâtre en lévitation, dégageant un espace pour un jardin d’Éden, une nature maîtrisée. Tout sort du théâtre et le théâtre engendre la ville. Elle sonne aussi le glas des grandes idées utopiques. Est-ce la fin de l’utopie ? [...] Une belle exposition avec une thématique intéressante, riche en documents, elle suscite de nombreuses questions ». ► Mahtab Mazlouman, Actualité de la scénographie, août 2013

« Dans une pièce sombre et insonorisée, Yann Rocher et Emmanuel Rio nous invitent à découvrir l’univers onirique de Wagner par l’entremise d’une série de 32 têtes à son effigie surplombant de petits haut-parleurs, eux-mêmes situés à l’extrémité de tiges verticales. Le visiteur se promène dans cette matrice de sources sonores parfaitement symétriques pour y écouter une succession de récit à la première personne d’une multitude de rêves que Wagner se plaisait à raconter à son épouse au réveil. Ces évocations sont accompagnées de sons d’alto, de synthèse et de voix transformée. Ces rêves sont issus du journal de Cosima qui retrace la vie quotidienne de Richard Wagner et qui n’en comprend pas moins de 421. 84 d’entre eux ont été sélectionnés pour cette œuvre ». ► Cyril Colom, Musicrun, novembre 2003

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« Édifier de grands volumes sphériques relève du défi constructif et cette épopée nous est racontée […] en s’appuyant sur des documents historiques. Un très gros travail en amont a été nécessaire pour concrétiser les 43 maquettes en fabrication additive parfois à partir de documents partiels. Trois années consacrées à l’élaboration de cette exposition emblématique qui fait le choix de parler au public à travers des références culturelles communes à tous ». ► Passion architecture, janvier-mars 2018

« Aux Émirats arabes unis, fleurissent une série de bâtiments sphériques, à l’instar de la coupole du Louvre d’Abou Dhabi. Pendant ce temps, à Seattle, le géant Amazon achève la construction de son siège : une imbrication de sphères translucides […] Pour autant, ce n’est pas ce qui a poussé l’architecte et enseignant Yann Rocher dans ses recherches. En 2007, il est pris d’intérêt pour la salle de concert idéale de Karlheinz Stockhausen, un projet utopique composé d’une série de sphères tournantes. Interpellé, il s’interroge sur l’existence d’autres exemples d’architecture se référant au corps céleste. Il débute alors l’écriture d’une histoire, au carrefour de plusieurs disciplines, dans laquelle les dispositifs architecturaux sont éclairés par la géographie et l’astronomie. "On a tenté de construire une narration autour des projets pour s’inscrire contre une tendance assez forte de grandes monographies, mais plutôt valoriser une multitude de personnages et regarder les interactions [...]". Les 160m de long de la galerie d’exposition sont exploités comme support d’une chronologie historique aux 90 projets présentés, répartis dans une quinzaine de thèmes énoncés sur des tables d’orientation dessinées par les graphistes Duo fluo. Aux côtés des archives, sont fabriqués des documents inédits, comme des maquettes en impression 3D réalisées par Erpro & Sprint. Elles participent de l’idée que le chercheur propose une deuxième lecture des projets, qu’il tisse un imaginaire autour. […] Dans les alcôves de la galerie d’exposition, sont présentés des travaux d’une série de contemporains, de James Turrell jusqu’à Bryan Beaulieu ». ► Amélie Luquain, Architectures CREE, novembre 2017

« La plupart des amateurs d’architecture en conviendra, les théâtres restent parmi les constructions les plus fascinantes, celles où l’on imagine un architecte aller au bout de ses aspirations les plus grandioses… Alors quoi de mieux que de faire revivre tous les projets encore plus délirants qui n’ont jamais vu le jour ! […] Dans la scénographie interactive de Xavier Dousson, le commissaire Yann Rocher a réuni environ 80 projets qui balayent toutes les périodes, en questionnant le rôle de l’architecture vis-à-vis des utopies et réussissant même le tour de force d’exposer les projets sous forme de maquette. Des casques, des images… tout a été mis en œuvre pour nous permettre de vivre une expérience assez démente, comme si on y était. Et en voyant les mégalomanies post-futuristes […] on vous garantit que l’effet est saisissant. Qui a dit qu’une utopie était forcément impossible ? ». ► Oscar Duboÿ, AD Magazine, octobre 2014

« Conçue comme une cité idéale en plein siècle des Lumières par Claude-Nicolas Ledoux, l’extraordinaire complexe de la Saline royale d’Arc-et-Senans accueille une exposition faisant honneur à son architecture. Théâtres en utopie présente les plus beaux édifices idéaux conçus pour le spectacle et non réalisés, imaginés depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. [...] Un effort pédagogique considérable a été fourni par les organisateurs pour mettre à la portée de tous, connaisseurs et novices, adultes et enfants, ces créations riches en propositions plastiques, scéniques, techniques, politiques et sociales. [...] Une histoire parallèle de l’architecture théâtrale se déploie sous nos yeux, dévoilant des projets pleins d’audace, peu ou pas connus, dans une scénographie elle aussi empreinte de fantasmagorie ». ► Élisabeth Károlyi, Architectures à vivre, novembre-décembre 2013

« La Cité de l’architecture et du patrimoine met en scène la sphère […] Cette vision, imaginaire, utopique, ou très concrète est proposée en 15 itinéraires qui traversent le temps, de l’Antiquité à nos jours. […] Porteuse d’utopies rêvées ou de pouvoir, la forme du globe embrasse un idéal de colonisation de l’espace toujours empreint de merveilleux ». ► AMC, décembre 2017-janvier 2018

« À travers cette exposition, Alexandre Atamian, Elsa Lebrun et Ava Rastegar, accompagnés par les enseignants Yann Rocher et Leda Dimitriadi, cherchent à redessiner le processus de création de l’architecte-compositeur d’origine grecque, dont les réalisations sont souvent restées dans l’ombre de Le Corbusier. [...] Plutôt que d’étudier la qualité de l’objet architectural fini, l’exposition « Iannis Xenakis : Résonances » préfère mettre en lumière la valeur de la démarche conceptuelle du praticien, entre musique, mathématiques et architecture ». ► Coraline Blaise, D’a, mars 2017

« Nous oublions trop souvent que l’architecture de papier participe, tout autant que les constructions qui sont parvenues jusqu’à nous, de l’histoire de l’architecture. En matière de lieux de spectacles, elle est considérable […] Certains sont devenus iconiques comme le Théâtre total (1927), « machine théâtrale » de Walter Gropius et du metteur en scène communiste Erwin Piscator. Iconique au point que le livre débute par le récit de l’inauguration fictionnelle de ce dernier. Le pas est emboîté pour chaque conception par une écriture narrative qui n’omet pas les anecdotes signifiantes sur leur conception et leur statut demeuré au stade de l’esquisse. […] De mégastructures dédiées aux masses populaires à des lieux intimistes parfois imaginés pour un spectacle unique, chaque conception est une vision à part entière. L’ensemble forme un atlas remarquable de dispositifs tant scéniques que sociologiques, suivant des organisations spatiales inédites pour leur époque, et aujourd’hui encore. Bienvenu par les temps qui courent, « Théâtres en utopie » rappelle la nécessité absolue d’envisager l’avenir via les explorations spatiales vouées au partage de l’expérience de la scène vivante, ultime lieu de remise en question de notre société ». ► Rafaël Magrou, AMC, février 2015

« Dans une scénographie des plus vivantes, maquettes, dessins, enregistrements sonores, entretiens filmés et autres documents techniques provenant de divers fonds internationaux, retracent une histoire sensible, passionnante et surtout méconnue, sous la verrière de la salle principale du Lieu unique ». ► Maëlle Campagnoli, Architectures à vivre, novembre 2014

« Sur les planches, László Moholy-Nagy, El Lissitzky, Nicolas Schöffer, David Georges Emmerich ou encore Cedric Price, pour ne citer qu’eux. Tous sont autant de « protagonistes » d’une histoire mise en scène par l’architecte Yann Rocher, présentée à Nantes au Lieu unique […] et au sein d’un catalogue remarquable, publié aux éditions Actes Sud. Les embouteillages de Berlin condamnent Istvan Sebök à ne pouvoir assister à la première représentation du Totaltheater, conçu avec maestria par Walter Gropius et Erwin Piscator à la fin des années 20. Dans un texte introductif halluciné, Yann Rocher, commissaire de l’exposition et auteur du catalogue Théâtres en utopie, amène le lecteur à travers la capitale allemande dans ses heures folles et expressionnistes à la rencontre de Theodor Adorno, Karl Krauss et Hans Poelzig. La belle société et l’avant-garde se sont alors données rendez-vous dans un théâtre fantasmé, resté de papier. Cette prodigieuse soirée n’est qu’un songe écrit mais « n’a rien de très improbable », prévient l’auteur. [...] Entre cadavre exquis et cabinet de curiosités, l’ouvrage se lit autant qu’il se feuillette. La riche iconographie illustre quelques avant-gardes passées qui laissent présager la banale contemporanéité. […] L’ensemble de ces projets tentent d’« innerver la machine à rêver ». Quand bien même il serait tentant de verser dans l’anecdotique des propositions, souvent savoureuses, le commissaire tient à préciser que les desseins présentés ne relèvent pas de la seule fantasmagorie et que leurs architectes ne sont pas de « fanatiques aveugles ». […] Outre son actualité, l’ouvrage donne à lire et à voir idéaux rêvés et futurs imaginés ». ► Jean-Philippe Hugron, Le courrier de l’architecte, octobre 2014

« Quatre-vingt-dix édifices, réalisés ou non, sur le thème de la sphère, sont ici présentés, ainsi que de nombreuses photographies, illustrations, maquettes – certaines interactives et lumineuses – et vidéos, immersions en réalité virtuelle à l’appui. [...] De support des utopies et matérialisation d’un univers méconnu, le globe va devenir après la Première Guerre mondiale le symbole du pouvoir, qui culminera au moment de la Guerre froide. Et toujours, il se retrouve dans les représentations les plus fantasmées de mondes parallèles, comme aiment à les dessiner les illustrateurs de science-fiction. L’exposition, qui fascinera petits et grands, est accompagnée d’un catalogue complet, pour faire durer le plaisir et le partager ! ». ► Elisabeth Károlyi, Architectures à vivre, janvier-février 2018

« Finalement, il n’y a que deux types de théâtres : l’abri et l’édifice. [...] L’exposition « Théâtres en utopie », actuellement présentée à la Saline royale d’Arc-et-Senans, invite indirectement à reconsidérer les termes de cette confrontation. S’intéressant à l’architecture des théâtres de « papier », elle l’aborde comme « une encyclopédie d’idées particulièrement riche et stimulante » et met en lumière l’ancienneté de cette dialectique entre le potentiel attendu de l’espace scénique et la matérialité d’un lieu bâti que bien des concepteurs se sont ingéniés à concilier. Les 70 théâtres présentés ici, restés globalement à l’état de dessins, de maquettes ou de textes, témoignent d’une prédominance du XXe siècle et de l’attrait des avant-gardes pour les révolutions scéniques. [...] L’« utopie » invoquée ici est de plusieurs ordres. Tenant pour une part à l’espace-temps de la représentation, elle renvoie à une idéalité recherchée du lieu scénique et de son rapport aux spectateurs, que reflète bien souvent la terminologie : « théâtre total », « simultané », « synthétique », « mobile » quand il ne s’agit pas d’un théâtre « sans spectateur » [...] Mais, plus largement l’« utopie » déclarée renvoie à la réalité sociale du théâtre, comme lieu et comme activité, ce qu’illustrent ces théâtres « du peuple », « populaire » ou encore « ouvrier ». [...] Bien des filiations et des généalogies, conscientes ou non, se dégagent des confrontations opérées par l’exposition. [...] Mais plus largement, en réunissant tant de projets méconnus d’architectes parfois emblématiques (Loos, Wright, Cook), l’exposition atteste l’existence d’« une sorte d’histoire parallèle qui témoigne d’une fascination extrême pour le programme du théâtre », comme le précise l’introduction. Elle met aussi en lumière une manière de penser l’architecture et la ville comme spectacle ou scénographie qui se nourrit d’analogies ou de références théâtrales [...]. L’exposition évoque ces théâtres au filtre de plusieurs vecteurs. Si l'un des objectifs est bien de les aborder à travers leurs documents d'origine - reproduits sur de grandes tables lumineuses -, un enjeu plus fort encore est de leur donner corps par le biais de la maquette. Chacun des projets présentés a ainsi fait l'objet d'une reconstitution volumétrique réalisée soit manuellement pour les plus grandes maquettes, soit à partir d'une modélisation sur ordinateur et imprimée en 3D par procédé de stéréolithographie. [...] En se concentrant sur les projets « de papier » parmi ces « théâtres en utopie », l'exposition encourage de fait à examiner les liens indéniables existant entre cette « histoire parallèle » et les lieux de spectacle bâtis parfois par les mêmes architectes, comme les expressionnistes Hans Poelzig et Hans Scharoun ou encore Friedrich Kiesler et Aldo Rossi, qui n'en témoignent pas moins d'une aspiration à l'utopie, mais réalisée celle-là ». ► Guy Lambert, Archiscopie, décembre 2013

« L’exposition [Théâtres en utopie] retrace l’histoire d’une architecture sociale qui ouvre les portes de l’imagination avec 80 projets, tous surprenants et novateurs, choisis au fil des siècles depuis la Révolution ». ► AMC, juin-juillet 2013

« Parmi les métaphore architecturales, outre celle du pavillon, celle du théâtre de la conscience est également des plus récurrentes. Faisant écho à ce lieu commun, les quatre maquettes de Yann Rocher, issues de la série des Théâtres-fictions, mettent en scène ce qu’y peut s’y jouer. Repliés sur eux-mêmes, ils font coïncider boîte scénique et boîte crânienne. Chacun de ces petits édifices est ainsi édifié par un concept, une idée abstraite qui, une fois projetée, devient projet. Le Théâtre mental, tenant à la fois de l’observatoire et du mausolée, offre un point de vue stéréoscopique sur la radiographie en coupe d’un crane, dans les cavités duquel un théâtre est aménagé. À l’échelle de l’individu, la fermeture totale du bâtiment et la mention de l’hôpital sur la radiographie peuvent renvoyer au petit théâtre intérieur de l’introspection. À l’échelle de la ville, elles peuvent aussi bien renvoyer à la situation du théâtre dans son rapport au lien social. De même, le Théâtre panoptique réifie tout à la fois un idéal politique totalitaire, que l’utopie du contrôle absolu de soi par la conscience. En retournant comme un gant le dispositif de théâtre pour faire du spectateur le centre du spectacle, le Théâtre à loges entretient aussi ce double jeu. Il incarne aussi bien la dimension spéculaire de la formation du sujet, qui comme à exister en se voyant vu par les autres ; que la position du public, allant parfois uniquement au théâtre pour se voir y prendre place. Le Théâtre fantôme, prend pour sa part la forme d’un navire dont la coque squelettique découpe une lyre, invocation symbolique du pouvoir de l’art qui est censé ouvrir les hommes à l’harmonie du monde. Mais trop ouverte, la lyre ne peut résonner. Il lui manque ce que les luthiers nomment une âme ». ► Norbert Godon, Architectures intérieures, 2019

« Les études de cas présentées par Yann Rocher et Michel Frizot fournissent également des perspectives fort intéressantes sur la problématique de la réévaluation de l’art moderne et des avant-gardes. À travers l’analyse des réponses à une enquête de la revue L’Esprit nouveau où il est question de la nécessité ou non de brûler le Louvre, Rocher revient sur ce qui sans doute est l’un des mythes fondamentaux des avant-gardes : la destruction du musée, c’est-à-dire, la rupture avec l’art du passé comme condition d’un renouvellement et d’un commencement radical. À partir de la variété d’arguments fournie par les réponses à l’enquête – qu’il s’agisse de conserver le musée, de le réformer ou de le détruire –, Rocher montre la manière dont les représentants des avant-gardes construisent eux-mêmes leurs rapports à l’histoire selon un régime énonciatif qui, comme est signalé dans l’avant-propos du livre, tout en étant interne à la sphère de l’art, résonne aussi largement au-delà de ses limites ». ► Igor Contreras Zubillaga, Transposition. Musique et sciences sociales, 2012

« Enfin, à lire tous les articles, on comprend clairement à quel point le contexte et les enjeux politiques surdéterminent les lectures historiques de l’avant-garde. Et cela bien au-delà de l’URSS et de la politisation massive des années 30. Yann Rocher met ainsi en évidence le lien implicite qui était fait dans l’enquête de 1921 de L’Esprit nouveau – « Faut-il brûler le Louvre ? » – avec la Commune de Paris ». ► Frédéric Thomas, Dissidences, printemps 2011

« L’exposition Globes démontre encore l’inspiration profonde que constitue cette culture de l’espace pour l’œuvre des architectes. Ainsi du Convention and exhibition center de Rem Koolhaas et de Reiner de Graaf, « nid de fer et de verre caractéristique des structures gigantesques, organisé pour s’inclure avec précision entre la Terre et le Ciel, comme une ultime tentative de confronter l’architecture humaine à l’échelle du globe », selon Yann Rocher. Rem Koolhaas déclarait que, si l’exposition universelle d’Osaka, en 1970, a représenté le point culminant de l’humanité, c’est que tout ce qui a suivi n’a été que déclin ». ► Isabelle Danto, Esprit, mars 2018

« Ces volumes analogiques désignent en creux la poétique du caractère indiciel devenant signe perdu, et continuent d’activer une mémoire effacée, à investir et troublante, au cœur de la bande son. Dans le même esprit, l’exposition de Yann Rocher, Carl Seleborg et Grégoire Carpentier Gramophonies (City Sonics, 2006) était composée d’objets miniatures et phosphorescents, de pavillons acoustiques diffusant les mémoires et les observations de Thomas Edison dans un espace ultraviolet. Gramophonies retrace aussi bien les thèmes des écrits de l’inventeur du phonographe (comme son approche des gramophones qui les ferait tendre vers une sismographie de l’écoute, ou sa recherche extraordinaire faite en 1877 d’un nom, précisément, pour nommer sa découverte) qu’elle évoque les Intonarumori de Luigi Russolo et leur ouverture sur une poétique des sons ». ► Alexandre Castant, Planètes sonores. Radiophonie. Arts. Cinéma, 2007

« L’idée d’un "théâtre de l’avenir" a couru durant un siècle à partir des années 1960, et même avant tant le sujet a été fécond pour les amateurs d’utopie. L’ouvrage de Yann Rocher, Théâtres en utopie, témoigne de cette profusion de recherches qui semblent néanmoins s’être éteintes depuis une quarantaine d’années. Qui se risquerait aujourd’hui à ce jeu des prédictions dont une des principales motivations était de croire que le renouveau espéré passerait par une profonde remise en question des espaces du théâtre ? ». ► Sandrine Dubouilh, Revue d’historiographie du théâtre, été 2015

« Bien que la première section aborde des considérations d’ordre théoriques, la deuxième relève davantage de la pratique de l’analyse musicale et propose des études de cas portant sur le rôle de la (ou du) politique en musique à partir d’une oeuvre. L’article de Yann Rocher aborde la question de la forme dans le Memorial to Lidice de Bohuslav Martinů en relation avec le souci de mémoire de la destruction du village tchèque de Lidice par les nazis en 1942 ». ► Judy-Ann Desrosiers, Revue musicale OICRM, juin 2017

« Yann Rocher se penche sur le Memorial to Lidice de Martinu composé pendant la Seconde Guerre mondiale et qui rend hommage à ce village tchécoslovaque entièrement détruit par les nazis suite à l’assassinat d’Heydrich en 1942. L’œuvre de Martinu s’inscrit dans un contexte très précis, à savoir la commande effectuée par la League of Composers dont l’activité témoigne de l’intensification des liens entre les autorités américaines et le monde musical au cours du conflit. Martinu réagit par indignation et veut donc œuvrer en faveur de la mémoire de ce village symbole du martyr de la nation tchécoslovaque victime de la terreur nazie. Yann Rocher restitue avec précision et intérêt le contexte compositionnel où Max Brand, John Cage et Stefan Wolpe contribuèrent également à dénoncer l’anéantissement total de Lidice. Créée au Carnegie Hall le 28 octobre 1943 sous la baguette de Rodzinsky, le jour du 25e anniversaire de la naissance de la république tchécoslovaque, l’œuvre de Martinu ne dure que 9 mn. Cet exemple de politisation de la musique confère à Martinu un statut de "transcripteur de son époque" qui lui vaut d’être "listé" par les autorités nazies. Alors que dans ses Métamorphoses Richard Strauss renvoie à la marche funèbre de la Troisième Symphonie de Beethoven pour évoquer la destruction de Dresde, Martinu fait ici référence au "coup du destin" de la Cinquième Symphonie de Beethoven dont le rythme correspond en langage morse à la lettre "V" symbole de la victoire (thème repris par la BBC tout au long de la guerre). De même, Martinu renvoie à un chant populaire tchèque du XIIe siècle dont l’argument est de rappeler la malédiction qui porte sur celui qui prend le pouvoir illégitimement (allusion à Heydrich, protecteur de la Bohême-Moravie). Le très intéressant article de Yann Rocher éclaire donc sur la dimension politique d’une œuvre d’engagement directement en lien avec son époque », ► Stéphane Leteuré, Nonfiction, Le quotidien des livres et des idées, juillet 2013

« Enfin, les textes mêmes du compositeur continuent à inspirer des artistes : un Wagner en têtes a été représenté à l'Ircam en 2003 par Yann Rocher et Emmanuel Rio, et Jonathan Harvey a composé Wagner Dream en 2006, sur un livret de Jean-Claude Carrière d'après le scénario Les Vainqueurs (Die Sieger, 1856). La musique électroacoustique y apparaît comme la forme suprême du wagnérisme : un discours musical reposant sur un matériau en perpétuel devenir ». ► Cécile Leblanc, Revue de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, printemps 2013

 

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« Cette fois-ci, c’est au Jardin des Tuileries que le musée donnait rendez-vous à l’art urbain [...] Pour la dimension théâtrale de l’exposition, ce sont les étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais qui ont suggéré la scénographie. Ils ont proposé de disposer les œuvres des écoliers, collégiens et lycéens sur des panneaux rouge sombre, traversant les Tuileries, de la Concorde jusqu’à la Pyramide du Louvre. Ces panneaux rappelaient fortement les galeries du musée, et l’allée qu’ils traçaient était une invitation magnifique à poursuivre la visite au travers des collections du musée ». ► Yowino, La voix de l’art urbain, juin 2018

« Le dimanche 12 octobre, il pleuvait. J’avais franchement envie de rester tranquille à l’appart. Oui, mais j’avais noté dans mon agenda la visite commentée par le commissaire d’exposition de la toute nouvelle (inaugurée la veille) exposition du Lieu Unique. Et comme le sujet m’intéressait et que je pressentais une scénographie intéressante, j’ai guetté l’éclaircie et j’ai filé découvrir cela. Et j’ai fort bien fait. D’abord parce que l’exposition est très réussie. Le sujet peut paraître un peu ardu : les projets d’architectures pour des théâtres jamais construits. Mais finalement, le sujet est surtout passionnant. De l’Antiquité de Vitruve aux années 1980, il s’agit de parcourir les idées, les trouvailles, les innovations, les circonstances qui ont conduit des architectes à produire des projets de théâtres visionnaires ou juste spécialement adaptés à des usages. Pourquoi c’est vraiment bien ? Parce que cette exposition est riche, dense, fouillée mais en même temps claire, limpide, logique. Le parcours est chronologique, la scénographie évidente et agréable. On y trouve de multiples niveaux de lectures qui satisferont les visiteurs de passage et les passionnés érudits. Globalement, j’ai trouvé cette exposition très intelligente : les maquettes (parfois mobiles) qui permettent de comprendre les dessins présentés, les textes courts et les voix enregistrées pour en apprendre un peu plus sur le sujet, les films d’interviews à écouter confortablement installé sur des transats, etc. La scénographie est aussi inventive et pas prétentieuse. Je l’ai trouvée non seulement adaptée parfaitement au propos mais aussi très minutieuse (le choix des couleurs, les légendes facilement lisibles, l’éclairage ciblé). En bref : il faudrait plusieurs heures de visite pour TOUT appréhender mais quelque soit le temps passé, il est agréable de parcourir cette exposition », ► La fille du 15ter, Le 15ter, octobre 2014

« Heureusement pour les lecteurs persévérants, les articles centraux, tels la question d'une instrumentation mondiale par David Zerbib, les notations sonores, entre programmations et codages par Nicolas Donin, la question des lieux d'écoute judicieusement illustrée d'exemples et clairement explicitée par Yann Rocher, viennent nous tirer d'une torpeur entre poncifs et intellectualisation quelque peu gratuite ». ► Gilles Malatray, Des Arts Sonnants, novembre 2009

« Je pénètre dans une pièce noire, éclairée par la lumière diffuse, orange fluorescente, d'une multitude de "champignons et fleurs haut-parleurs" qui tapissent l'espace. Espace magique, plastiquement à la fois sobre et complexe, tissé d'un réseau de diffuseurs sonores fabriqués maison. Au départ, l'ambiance est silencieuse. Puis, des voix s'élèvent, fusant de toutes parts, entremêlées d'accords instrumentaux, le tout dans une composition finement ciselée. On perçoit des bribes de messages, des paroles en fait tirées des mémoires de Thomas Edison, inventeur, avec le Français Charles Cros on l'oublie souvent, tous deux considérés comme les pères du gramophone. Cet hommage installé, pièce acousmatique où son et ambiance visuelle forgent un espace aussi cohérent qu'efficace, propose une halte sereine et dépaysante pour les yeux et les oreilles, à consommer sans modération ». ► Gilles Malatray, Des Arts Sonnants, octobre 2009

« Dans le cadre de son festival pluridisciplinaire 100%, La Villette, qui fête ses 35 ans cette année, s’est associée aux Beaux-Arts de Paris pour présenter du 22 mars au 8 avril les oeuvres d’une cinquantaine de jeunes artistes passés par la rue Bonaparte. [...] Exposés dans la Grande Halle du parc, les travaux de ces artistes en tout début de carrière découvrent un panorama de la création française des dix dernières années. Reposant largement sur une présentation frontale des oeuvres exposées, la scénographie de l’exposition a été réalisée par un groupe composé de Yann Rocher, professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais et de quatre de ses étudiants (Jeanne Demoule, Joséphine Grimaux, Mathilde Labartette et Timothée Pagniez). Cette scénographie participe pleinement à la réussite de l’exposition, avec une mention spéciale pour le traitement efficace des vidéos ». ► Yves Le Goff, Les amis des Beaux-Arts de Paris, avril 2018

« Il est remarquable que tous ces projets sur papier, collectés dans les musées, les bibliothèques et diverses archives, ont été reconstitués et reproduits par des maquettes, grâce au travail d’étudiants, ceux de l’ENS d’Architecture Paris-Malaquais. […] Cette exposition est une sorte d’hommage à la folie et au génie des architectes. […] On essaie alors d’imaginer devenir minuscule et pouvoir entrer dans ces bâtiments extraordinaires, lever les yeux vers l’idéal d’hommes, mais aussi d’époques, de courants artistiques. Comme un enfant, dans sa chambre, avant de s’endormir ». ► Catherine Désormière, Le Monde, blog Qui parle ?, novembre 2014

« Accessible et ludique, cette exposition de 80 maquettes emporte le spectateur dans une vision utopique du théâtre. […] À visionner calés dans des transats familiaux, des entretiens de spécialistes sont filmés et offrent un regard sur ces architectures jamais réalisées. Particulièrement intéressants, ceux de Bouchain, architecte de la réhabilitation de l’usine LU et de Freydefont présentant L’Arbre aux Hérons […] En deux mots, une exposition à découvrir lors d’une balade dominicale archi unique dans un lieu du même nom ». ► Marie-Annick Veron, Bigre, automne 2014

« Publié par les éditions Actes Sud […] cet ouvrage est une mine d’or pour qui s’intéresse aussi bien à l’architecture qu’à l’histoire théâtrale. Yann Rocher, professeur à l’Ecole d’architecture de Paris-Malaquais, nous propose une lecture à la fois chronologique, thématique et géographique de cette architecturale théâtrale utopique ». ► Claudine Courtais, Page, octobre 2014

« Petit aperçu en avant première de l’installation Gramophonies à la MJC Le Grand Cordel. L’équipe du Théâtre Electronique m’a entrouvert la porte de la salle d’expo. En plein montage, je dois me faufiler entre les caisses à outils, en évitant les câbles et autres cartons. Une équipe de choc : Yann Rocher pose la visseuse, Grégoire Carpentier descend de l’échafaudage tandis que Carl Seleborg tient un … objet hybride. Trois musiciens certes, mais chacun apporte au collectif Théâtre Electronique un savoir-faire et des compétences spécifiques (architecte, scénographe, ingénieur, technicien, etc ). Leur point commun : monter des projets originaux, incapables d’être classés dans une simple catégorie. Même si la mise en scène et la recherche plastique amènent à penser à une création théâtrale, la dimension de spectacle vivant est à reconsidérer. Ici les acteurs ne sont pas ceux auxquels on pense. Il ne s’agit plus d’une contemplation passive, mais bien d’une invitation à l’immersion. C’est la déambulation du visiteur qui anime l’œuvre. La scène est l’espace d’exposition, les objets jonchés au sol et sur les murs incarnent le décor, le spectateur devient acteur. Au delà de la forme que prendra cette installation Gramophonies il y a tout un univers, des références, des idées et symboles qui font sens ». ► Jodène Morand, Blog Electroni-k, octobre 2010

« Forte d’un grand nombre de maquettes, plans, extraits de conférences et autres simulations observables via des casques de réalité augmentée, l’exposition Globes met en évidence les visions successives de l’homme sur sa planète : d’un fragment du cosmos à la Renaissance au milieu à protéger aujourd’hui ». ► Géraldine Caron, Arts hebdo médias, mars 2018

« Diplômé en architecture, associé à une vingtaine de conceptions de théâtres ou auditoriums, enseignant à l’Ecole d’Architecture Paris-Malaquais, Yann Rocher lève opportunément un voile sur ces Théâtres en utopie à travers une mosaïque de projets, qui constituent un parcours parallèle riche en enseignements, dans l’histoire de l’architecture théâtrale. En ouvrant sur l’imaginaire et les rêves. […] Chacun de ces volets est présenté avec un descriptif clair et précis, en mesure d’accompagner ce panorama passionnant en se plaçant en position de spectateur ». ► Jean Chollet, WebThéâtre, décembre 2014

« À la suite de l’exposition Théâtres en utopie, présentée en 2013 à la Saline royale d’Arc-et-Senans, le commissaire de cette exposition décide de prolonger l’événement avec un livre, consacré à quatre-vingt-dix projets d’architecture de théâtre, restés inachevés. En parcourant ces rêves de construction, une idée globale se dégage : celle du travail absolu au service du théâtre et de la parole. […] En refermant le livre, on ne peut s’empêcher de sourire et de penser que ces quatre-vingt-dix projets affichent clairement les mêmes obsessions humaines : celles d’aller plus haut, de concevoir plus grand, de s’affranchir de toute limite. Des constructions, toutes imaginés par des hommes, et qui finiront finalement au placard…  […] L’ouvrage détaillé donne à voir une cartographie dans le temps, des rêves les plus fous dans lesquels, la parole, bonne ou néfaste, tient la place centrale ». ► Camille Hazard, Un Fauteuil pour l’orchestre, octobre 2014

« À se promener dans cette immense salle du Lieu unique à Nantes, d’une maquette à l’autre, on se prend à rêver à une société où le théâtre serait roi. Quel théâtre ? […] Le théâtre est une "expérience du vivant" dit Aurélien Bory. Il est dans la relation entre l’artiste et le spectateur. S’il a besoin d’un édifice, symbolisant la valeur que notre société lui accorde, c’est d’un lieu ouvert, accueillant. Car franchir des portes est difficile pour beaucoup : on ne sait pas d’avance que l’on y vivra peut-être un moment de grâce. Le cœur des arts de la scène est cette rencontre. Vouloir la favoriser est sans doute utopique ». ► Isabelle Royer, Maison de la culture du Havre, rubrique des spectateurs, automne 2014